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En 1746,M. Malhien,inspec-teur des travaux publies de laprovince de Languedoc, a pré-senté à l'Académie un niveauqui ne différait de celui de ivl.Huyghens,qu ’er,cequeles pointsde suspeusion étaient mobilesau moyen d’une vis , ce quimettait en état de placer plusaisément le centre de gravité deT instrument sur le diamètre ver-tical.
En 1748, M. de Parcieux aproposé des moyens de rectifieret de perfectionner le niveauflottant de M. de la Hire, Voyezce qui en est dit dans la Collec-tion Académ., part.Jranç. t. X ,
p. 461.
§ l et . Niveau d'air, ou niveaud'eau à bulle d'air.
Une des pièces principales de|ce niveau est un tube de verrescellé hermétiquement des deuxbouts, plein d’eau et renfer-mant une forte bulle d’air mo-bile qui se promène de l’un àl’autre bout, suivant l’inclinai-son du tube. Lorsqu’il est par-faitement horizontal, la bulle,quisurnage, est à égale distancedes deux extrémités. A ce ni-veau , est adaptée une lunetted’approche ordinaire, d’un piedet demi de longueur. INI. deÇhezy, directeur de l’école desponts et chaussées, a perfec-tionné ce niveau , qui, facile àmanœuvrer et à transporter,donne toute la justesse et la pré-cision dont on a communémentbesoin pour le nivellement ;aussi est-il le plus en usage danscetle écple.
§ IL. Niveau d'eau.
On sera peut-être étonné dene trouver dans l ’Encyclopédie ni description ni figure de cetinstrument, qui cependant, parles Ipis de l’hydrostatique, estle plus naturel, le plus certain,le plus exact, le moins fanlifçt le moins variable. Nous n’eudonnerons ici qu’une idée som-maire, parce qu’il est suffisam-ment connu. On en fait de deuxsortes ; ou c’e^ une rainurequ’on Tait dans un morceau debois dressé au rabot : on bouche,cette rainure par les deux boulaavec du fer-blanc, et, après l’a-voir graissée, on l’emplit d’eau ^quand l’eau arrase juste lesbords de la rainure, le moi-ceau,de bois est de niveau.
Ou bien on se sert d’un tuyaude fer-blanc retourné d’équerrepar les deux bouts, chaque re-tour augmenté d’un gros tubede verre de trois pouces de haut xou plus simplement encore d’untube de verre recourbé par lesdeux bouts pour former un tubecommuniquant. On verse del’eau dans cette machitie jus-
u'à çe qu’on la voie monter
ans les deux tubes à égale hau-teur ou approchant, attenduqu’on n’a égard qu'à la superfi-cie de l’eau qui parait dans lesdeux tubes, laquelle garde tou-jours le niveau.
Quoique l'on convienne gé-néralement que ce niveau, soitle plus simple de tous., on doitcependant avouer qu'il a deuxprincipales incommodités ; lapremière, d’obliger celui qui