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Tome quatrième.
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avec la noix de galle, la bièreaigre et la ferai Ile ; la seconde,avec la noix de galle, la cou-perose et la gomme arabique.C’estsur ce noir que se dounentles deux lustres.

.Pourobtenir le premier noir,on remplit un tonneau dé-foncé d’un côté de vieilles fé-railles rouillées; on y verse dela bière aigre autant qu’il enfaut pour couvrir ces férailies,et on laisse travailler cette li-queurpendant 3 mois; cela pro-duit une teinte roussâtre , maisqui noircit fort bien les cuirs;on l’emploie au bout de troismois. Pour le rendre plus bril-lant, on pourrait y ajouter del’alun; on se sert à Paris de lateinture de chapelier, niais celaattère les peaux. Les corroyeursfout beaucoup d'usage de bièreaigre pour nétoyer les peauxpassées au suif.

Les plus petites choses , tou-tes les fois qu'elles sont com-modes et d’un usage répété,méritent d’être indiquées aupublic.

En 1759, M. Rabron, chan-deltier, a fait annoncer, dansles papiers publics, une cireliquide et luisante, qui rendles souliers noirs et secs commele maroquin, sans gâter ni grais-ser les bas blancs, et qu'on peuttoucher et employer sans se sa-lir les mains. En 1772, le sieurLebrun, épicier, rue Dauphine,en vendait à 12 sols la tablette,qui faisait une chopine de cireliquide.

Eu 1775, le sieur Laroche afait annoncer une huile de paonéûlillée, propre à entretenir

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les souliers dans leur fraîcheursans salir les bas.

Nous ignorons les procédésdes cire et huile ci-dessus énon-cées; mais voici la manière deformer une espèce de noir li-quide pour les cuirs, appelénoir liquide d’Angleterre. Cenoir est d’autant plus à recher-cher, qu’il fait l’effet d’un beauvernis, et qu’il a l’avantage dene tacher ni les mains ni les bas.

On prend une chopine debière, pour six sols de noir d'i-voire en poudre, pour deux solsde sucre candi, deux sols degomme arabique , et pour deuxsols de cire vierge ; ou met letout ensemble dans un pot deterre à trois pieds ; on le faitbouillir à petit feu six mimiles,puis on le laisse refroidir. Ilfaut étendre ce noir liquide etfroid sur le soulier avec un pin-,ceau ; on se sert d’abord d’unebrosse neuve et douce pour l’é-tendre également sur tout lesoulier, et ensuite 011 se sertd’une autre brosse un peu rudeet neuve pour sécher le noir.Plus on brosse, plus le noir de-vient beau et poli.

En 1762, le sieur Coeffier,parfumeur, a fait annoncer,dans les papiers publics, unepoudre noire qui s’appliquaitsur toutes sortes de cuirs, mar-roquin, peaux de chèvres,veaux, etc., et qui rendait très-brillaus les impériales des car-rosses, les haruois de chevaux,les bottes, les souliers : celtepoudre coûtait 12 sols l’once.

L’ordonnance du 28 avril 1778,concernant la maréchaussée ,ira primée ài’ imprimerie royale,