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Tome quatrième.
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précaution de se tenir tout lecorps à l’abri du froid , partieculièrement le sein et les pieds ,s’exposent à des dépôts de lait.

Lorsque les nourrices n’ontpas eu l'attention de défendreleur sein des rigueurs du froid,elles doivent l’échauffer avantd’allaiter leurs enfans. Ils tette-rout avec plus de plaisir et ne•’enchiffreni ront pas.

Le sein des nourrices doit êtretou jours couvert,soit eu été, soiten hiver , et les dépôts de laitseront plus rares.

Quelque t*inps après chaquesuccion de l’enfant , le mamelonrentre malgré l'application dumamelon d’ivoire ou de buis.La nourrice doit, avant de pré-senter le sein , appliquer sur lapartie rentiée la tête d’une pipe,et sucer avec le tuyau jusqu’àce que le mamelon soit assezallongé, et que I Aiûuit puissele saisir. Elle s’évitera delà dou-leur , et à son enfant des effortsinutiles pour sucer.

. ■ Des que le sein des nourricescommence à s’engorger , l’ap-plication du cataplasme de rizcuit à l’eau , et la succion réité-rée quatre ou cinq fois par jour,sont préférables à tous les on-guens et bannies que le peuplene cesse de vanter malgré leursmauvais effets

JLorsque, pendant la fièvre delait, les mamelles s’engorgent,deviennent dures et douloureu-ses , que ta mère ne veut pointnourrir son enfant, il faut pré-férer de faire couvrir exacte-ment le sein de l’accouchée d’unlinge fin plié eu quatre, plutôtque de l’exposer à la vapeur deTome IV.

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l’eau chaude ou à l’action d’uneventouse, pour en faire coulerle lait surabondant.

Les nourrices qui habitent lesgrandes viliés , donnent un laitmoins salubre que celles quidemeurent dans les campagnesdont l’air est pur.

La plupart des femmes desgrandes villes, malgré l’asser-tion de- quelques philosophesmodernes , sont souvent inca-pables de nourrir, par rapportà la délicatesse de leur tempé-rament , au genre d exercice , àla qualité et à la quantité d’aii-. mens , aux mauvaises qualitésde l'air, aux passions, et pourl’ordinaire à la petite quantitéde lait dont elles sont pour-vues.

Les femmes de la ville, lors-qu'elles sont décidées à allaiter,doivent nourrir daus une cam-pagne où l'air sera pur-, et y lais-ser les enfans pendant un oudeux ans après qn’ils auront étésevrés

Le lait maternel ou d’unen- urrice étrangère qui paraît leplus pur', quelquefois 11e con-vient pas h l’enfant le mieuxconstitué. Alors il faut chercherune nourrice dont le lait soitanalogue au tempérament, à laconstitution et à l’âge de l’en-fant.

Le lait des nourrices roussesou très-noires , avec peau blan- :che et molle, est d’une saveurmoins douce que celui des bru-nes avec chair ferme , peaudouce et belle carnation. Lespremières nuisent encore auxenfans par leur haleine, et sou-vent par l’odeur des aisselles.