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Tome quatrième.
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Les femmes valétudinairesqui, pendant leurpremière gros-sesse , acquièrent une bonnesanté ? sont moralement certai-nes , si elles nourrissent, de voirleurs forces accroître et leursenfans prospérer.

Que les paysannes nourricesse gardent bien de venir habi-ter les grandes villes , ou devivre à la manière des dames.

La nourrice tiendra son en-fant à la chambre le moins qu’illui serapossible. L'air libre qu’ilsrespireront au milieu de la cam-pagne , produira des effetsaussisalutaires à l’un qn’àj’autre.

La chambreoù logent la nour-rice et l’enfant, doit être spa-cieuse, propre, fréquemmentaérée , pourvue d’une chemi-née, à l’abri de l'humidité , desgrandes chaleurs et des froidsexcessifs , et contenir peu depersonnes. L’air se renouvelleraplus facilement , la respirationsera plus libre et le sommeil plustranquille.

Si l’on est réduit à la tristenécessité de prendre une nour-rice étrangère , il faut préférercelle qui habite la montagne.L’airenest plus pur, la saniédela nourrice plus parfaite, et l'en-fant en acquerrera plus de vi-gueur.

La Coll. Acad, , part, franç .,t. XVI, p. 53, cite l’exempled’une femme d’Italie , qui,grosseà pleiue ceinture , allaitait sesenfans.

PI us le lait d’ilne nourriceétrangère est ancien , moins ilestavantagéuX pour l'eniantquivient de naître.

Que les femmes valétudiuai-

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res, avant et pendant leur gros»sesse , se gardeut bien de nour-rir leurs enfans.

Lés femmes attaquées d’unemaladie héréditaire , ou d’unemaladie de poitrine , ou d’uneautre maladie grave,qui seraientcertaines qu’en nourrissant ellesdiminueraient les dangers de lamaladie ou les accidens dontelles sont menacées , doiventtoujours faire allaiter leurs en-fans par une nourrice étrangère.Elles rétabliront en partie lasanté de l’enfant, et n’auront pasle regret de le voir périr entreleurs bras.

La femme qui , pendant sagrossesse, a été attaquée de vi»rus vénérien , et traitée suivantles règles de l’art, nourrira sonenfant pour ne pas exposer une-nourrice étrangère à être'infec-tée. Si la mère , parfaitementguérie , craint de prendre lamaladie de son enfant, ou si ellene peut pas l’allaiter, elle lenourrira de laitdechèvre, ou lefera letter à une chèvre frottéed’onguent mercuriel, pour peuqu’on soupçonne l’enfant encoreinfecté de virus.

Les remèdes de précautionsont toujoursmiisiblesaux nour-rices et aux enfans.

La saignée est pernicieuse auxnourrices, même pléthoriques.Elle ne cou vient que lorsqu’ellessont affectées d’une maladie où'la saignée est indispensable.

Les bains ne sont utiles aux;nourrices que lorsqu’elles sont’attaquées d’une maladie qui in- 1digue absolument ce remède.

Les lavemens de précautiontrop réitérés, dérangent la santé