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Tome quatrième.
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tête et les tern pes avec des lingesou de ia flanelle. 7°- La saignée,à la jugulaire sur-tout,•peut aussiêtre tres-utile , si on trouvepromptement un homme del’art, qui jugera si elle doit êtreemployée; mais cette saignéene doit être faite que dans descas indiqués et jugés par unhomme de l’art, et ces cas Sonttrès-rares. Si la personne retiréede l’eau donne quelques signesde vie , et qu’on s’apperçoiveque la respiration et la déglu-tition commencent à se réta-blir, on lui donnera d’abord,eu-à-peu, une petite cuillerée’eau tiède; si elle passé, onlui donnera ou quelques grainsd’émétique, ou, de demi-heureen demi-heure, une petite cuil-lerée d’t-au- de-vie camphrée,animée de sel ammoniac, donton trouvera toujours des bou-teilles avec la machine lumiga-toire, et antres secours, dans lecorps-de-garde.

On mettra en usage tous lessecours ci-dessus indiqués pourtoutes les personnes noyées ,sans avoir égard au temps qu’aduré leur submersion, à moinsqu’il h’y eût des signes de mortcertains et évideus ; le visagepourpre ou livide, la poitrineélevée, et autres symptômes dela même espèce ne devant pointempêcher de tenter les secoursindiqués.

On avertit au surplus, qu’ilfaut les employer sans relâcheet avec la plus grande persévé-rance , parce que ce n’est sou-vent qu'après les avoir continuépendant trois ou quatre heures,et même plus, qu’on a la satis-

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faction d’en voir le succès s« dé-velopper par degrés.

M. Scanegatti s’estoccupédesmoyens de perfectionner quel-ques-uns des instrumens desti-nés à secourir les personnesnoyées; son attention s’est par-ticulièrement fixée sur l'injec-tion de la fumée de tabac, etsur l’inspiration de l’air chaud.La répugnance pour la pre-mière, la force des muscles pec-toraux qu’exige la seconde decesopérations indispensables, luiont fait imaginer une seringuequi remplit ce double objet. Lecorps et le piston n’ont rien departiculier; mais .'e fond estpercé de deux trous , distansd’environ un pouce ; ils sont,l'un et l’autre garnis de soupa-pes, mais placéesdififéremment.L’une est à l’intérieur d’un destrous, et s’ouvre dans l’inspira-tion du piston ; l’autre soupapeesta l’extérieur del’autre trou,et celle-ci s’ouvredansle refou-lement , tandis que la premièrese ferme, et vice venu .Chacunde ces orifices est surmonté àl’extérieur d’une portion detuyau à vis,sur lequel se monteun écrou , qui tient à un boyaude cuir plus ou moins long, ter-miné encore par une vis d’étain,à laquelle on adapte les diffé-rentes pièces convenables à l’u-sage qu’on en veut faire.

En supposant, par exemple ,qu’on veuille injecter de la fu-mée, on visse sur l’orifice où setrouve la soupape intérieure,une pipe de métal remplie detabac allumé ; si on élève lepiston , la seringue se chargenécessairement de fumée, qui,