N O Y
l’expérience avait pu donnerde lumières à ce sujet. Ce futen 1772 qu’on s’occupa sérieu-sement, en France , ae cet ob-jet MM,GardatineetPia firentexécuter, d’après des tentativesfaites avec succès sur des noyés,des machines fumigatoires as-sorties de tout ce qui était né-cessaire pour les rappeler à lavie.
§ I er . Secours à donner auxnoyés.
Nous ne pouvons mieux faireque de donner ici les détails quele gouvernement a fait distri-buer dans le public, en formed’instruction, contenant l’ordredans lequel ils doivent être ad-ministres. (Voyez le Journalde la Blanchene , 1782, p. 1 54 »
178^, p. 1 83 ).
11 faut ,'ur-le-champ, dans lebateau même, si la personnenoyéey aété placéeaprèsqu’elleaura été retirée de l’eau , et queson état semble exiger un se-cours pressant, ou sur le bordde la rivière, si la chaleur de lasaison le permet , ou dans lecorps-de-garde, ou autre en-droit proche et commode, s’ilest possible d'en trouver ; i°. ladéshabiller, la placer sur lecôté, et l’a«iter peu, parce qu’ilest essentiel de ne rien faire qui»puisse la refroidir; la bien es-suyer avec de la flanelle ou deslinges, et la tenir très-chaude-ment , en l’enveloppant, soitavec des couvertures, soit avecdes vêtemens et ce qu’on pou rrase procurer, ou la mettant de-vant un feu modéré ou dans un
N O Y 423
lit, s’il est possible. 2 0 . On luisoufflera ensuite, par le moyend’une canule, de l’air chauddans la bouche, en lui serrantles deux narines. 5 °. On lui in-troduira de la fumée de tabacdans le fondement, par le moyend’une machine ftimigatoire quel’on trouvera dans tous les corps-de-garde. Si la personne retiréede I eau paraissait exiger un
f tressant secours, et qu’on 11etil pas à portée d’avoir sur-le-champ la canule et la machinefumigatoire, on pourra, pourle moment, suppléer à la canulepour introduire l’air par la bou-che dans les poumons, en seservant d’un soufflet ou d’unegaine de couteau tronquée parle petit bout. On pourra égale-ment suppléer à la machine iu-migatoire en se servant de deuxpipes, dont le tuyau de l’unesera introduit avec précautiondans le fondement de la per-sonne retirée de l’eau, les deuxfourneaux appuyés l’un sur l’au-tre, et quelqu’un soufflant lafumée du tabac par le tuyau dela seconde pipe. O11 peut aussiemployer avec succès les lave-mensde tabacetdesavon.4°-Onréitérera ces premiers secoursle plus souvent qu’il sera pos-sible , et sans violence. 5 °. Oului chatouillera le dedans dunez et de la gorge avec la barbed’une plume; on lui souffleradans le nez du tabac ou de lapoudre sternutatoire, et on luiprésentera sous le nez de l’es-prit volatil de sel ammoniac.6°. On la frottera, même un peurudement, par-tout le corps,sur-tout sur le dos, les reins, la
4