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Tome quatrième.
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Avecles télescopes de 16 pou-ces , on voit Saturne avec sonanneau ; avec ceux de 52 pouces,ou voit même l'ombre ue l'an-neau sur Saturne ; dans certainesusitions, on voit Jupiter , lesandes qui le traversent, et sessatellites. Mars, dans le tempsde son opposition , paraît beau-coup plus grand que dans lesautres temps. Quand Vénus pa-raît le soir , on la voit dans sondéclin , et quand elle paraît lemalin , elle est dans son crois-sant; quand, ap.ès avoir parule soir plusieurs mois de suite,elle s’approche du Soleil et secouche une demi-heure ou troisquarts d’heure après le Soleil,elle est alors dans la partie bassede son orbite; elleparaît commela lune dans les derniers joursde son déclin. Avec les télesco-pes de 52 pouces, elle paraîtaussi grande que la lune avecles yeux simples.

Quand il arrive un passage deMercure sur le disque du Soleil,on le voit sans danger pour lesyeux , en laissant le couvercleoù est un verre noir, au boutdu tuyau qui porte les verres :si on trouvait la lumière tropvive , il n’y a qu'à enfumer ceverre au-dessus d’une bougie decirejaunequi fume beaucoup,en prenant garde de ne pointapprocher ce verre trop près dela flamme , qui dépolirait leverre,en réchauffant. On voitaussi, par le même moyen , lestaches qui sont souvent sur ledisque du Soleil. Comme leglobe du Soleil paraît tournersur lui-mêmeen vingtsept jours'et demi, ces taches sont ein-

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portées enmême-temps. Quandelles commencent à paraître ,elles sont noires, et peu à peuelles prennent la couleur duSoleil, se consument ensuite etdisparaissent. 1

Ou peut se servir de la Cou-,naissance des Temps pour re-connaître les planètes, afin de'les observer.

Sans doute aux yeux des sa-’vans ou de ceux qui veulent le'paraître, tout ce que nous ve- 1nous de dire paraîtra minu- 1tieux : nous leurrépondrons queleurs logarithmes, leurs calculs,'leurs formules et tous leurs’noms scientifiques, ne feront*jamais de prosélytes ; il faut se-'mer de fleurs les sentiers qui*conduisent aux sciences, si l’on"veut inspirer le désir de s’y en-,gager. Les Mondés de Fontenelle)et VHistoire Naturelle de BijJon y jont peut-être contribué beau--coup à l’élude de l’astronomie !et de la nature. Les sciences, 1même les plus abstraites, ont 1cela d’attrayant, que plus on y 'fait dè progrès, plus on veut;pénétrer et approfondir : un denos camarades de classe, qui ne 'voulait que savoir assez de géo- Jmétrie pour résoudre quelquesproblèmes de pur amusement, 'est par degrés arrivé aux'lirai- 'tes les plus reculées de la haute 1géométrie. Notre objet, dans itout cet ouvrage, est d’inspirer 1le goût des connaissances et de ’l'étude à ceux qui ont lestemps, les facultés et l’aptitudede les acquérir ; il pourra s’,entrouver qui, éveillés par les ap-perçus curieux que nous expo-sons à leur regard, né s’en tien-

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