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Tome quatrième.
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§ II. Influence de la lune.

Ce n’est pas assezd’avoirtracéà l’observateur météorologuel'appeiçu du plan qu’il doit sui-vre ; il n’est pas inutile de met-tre sous ses yeux l’opinion desphysiciens, résultante du rap-prochement de quelques obser-vations météorologiques ; etpour y mettre de l’ordre, noussuivrons celui que présententles différentes colonnes dontnous venons de donner le ta-bleau.

Plusieurs savans ont penséque la multiplicité des observa-tions météorologiques pourraitnous conduire à découvrir les pé-riodes des saisons, et quelquesrègles pour prévoir les cltange-mens de temps; ce serait'en ef-fét un avantage bien précieuxpour l’agriculture,que cet artdeconjectures, ne dût-ü indiquerqu à-peu-près aux cultivateursdes évènemens qu’il est siintéressant pour eux de pré-voir ; mais pour remplir le vœucommun des physiciens et des.laboureurs, il faut connaître lacause générale des mouvemensde l’atmosphère; il faut duXnoïns que les faits en lassentsoupçonnerl’exislence.M.Toal-do, professeur d’astronomie àPadoue , dans une excellentedissertation qui a remporté leprix, reconnaît cette causegénérale dans les phases de lalune et dans les différentes si-tuations de ce satellite par rap-port au soleil et à la terre ; cetteopinion populaire, long-tempsrejetée par les savans, acquiert

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un nouveau degré de force etde probabilité entre ses mains.

l/on ne dispute plus sur l’ac-tion que la lime exerce sur leseaux de l’Océan , l’analogieseule doit nous porter à croirequ’elle produit une impressionsemblable sur l’atmosphère,espèce de mer qui nous presseet qui nous environne, suivantl’expression des anciens : l’at-mosphère aura donc ses maréescomme l’Océan : les orages, leschangemens remarquables detemps, toutes les modificationsqu’elle éprouve, seront attri-buées à une sorte de flux et dereflux produite par fa mêmecause qui agite et soulève leseaux de la mer.

M. Toaldo s’est assuré, parl’examen, d’un journal de qua-rante-huit années, que les hau-teurs moyennes du baromètresont plus grandes lorsque lalune est opogee, c’est-à-dire,lorsqu’elle est dans soii plusgrand éloignement de la terre,que lorsqu’elle est périgée oudans le point opposé. Ce pre-. mier résultat, et quelques au-tres semblables qui établissentdes présomptions en laveur del’influence binaire, l’ont engagéà continuer ses- recherches. Ilremarque qn’ily a dans chaquelunaison des situations impor-tantes à observer : les quatrephases de-la kine; dont les dé-nominations sont connues, l’a-pogée et lé périgée, les deuxpassages de la lune par l’équa-teur , dont l’un sera l 'équinoxedescendant , et l’autre, l ''équi-noxe ascendant , et les deux lu-nistices , ainsi nommés par M.