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Tome quatrième.
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de Lalande, dont l’un boréallorsque la lune s’approche denotre zénil autant qu’elle peut,et l’antre austral , lorsqu’elle*’en éloigne le plus : notre au-teur nomme ces dix situations,points lunaires.

Cela posé, il s’agit de com-parer les changemens de tempsremarquables , tels qu’ils ré-sultent des observations aveclesdits points lunaires. M. Toal-do ne s'est pas contenté d’exa-miner le recueil de quarante-huit années qu’il a en son pou-voir ; il a jeté les yeux sur desobservations faites à Copenha-gue, à Cs(po-Corzo en Afrique ,à Uponirister , à la Chine , àla Baye d’Hudson , à (Québec , àla Martinique , à Rome, à Bâ-le, à Berne et à Florence ; etpar un milieu pris entre desobservations faites dans tant delieux differens, ( résultat quidiffère peu de celui qu’il avaitconclu sur ses tables") il a fixédes rapports qui sont la mesuredes probabilités que l’on doitadmettre pour prévoirieschan-geinens de temps; il résulte,par exemple, de ses calculs,qu’il y a six contre un à parierqu’une nouvelle lune doit ame-ner un changement de tempsremarquable , parce qu’en con-sultant les observations, l’ontrouve que sur onze cents sixnouvelles , il y en a neuf centscinquante qui ont produit unchangement, et cent cinquante-six qui n’en démontrent aucun.Les périgées donnentsept con-tre un , les apogées quatrecontre un, etc.; mais il y a en-core une observation très-im-

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portante à faire, c’est le con-cours dç plusieurs points lu-naires ensemble , occasionnépar l’inégalité des trois pério-des de la lune , et par le mou-vement progressif qes apsides.Ces combinaisons produisentdes a Itérations considéra b les surles marées, et leur effet n’estpas moins marqué sur l’atmos-phère par les orages fréquensqui ont lien dans ces circons-tances. Ainsi , quand la luneest en même-temps nouvelleet périgée, il y a trente-troiscontre un à parier,et lorsqu’elleest pleine et périgée, il y a dixcontre un à parier qu’il y aurades orages..extraordinaires surune étendue considérable duglobe.

Cette assertion singulière deM. ToSldo , a engagé M. l’abbéRozierà examiner quelle étaitla situation de la lune au com-mencement du mois de no-vembre 1766, époque mémo-rable, sur-tout poiiF les pro-vinces méridionalesdeFrance,quiéprou vèreut des pluieset desinondations extraordinaires; etil a reconnu que cette observa-tion s’accordait avec celle denotre astronome ; les grandespluies arrivèrent les quatorze,quinze et seize novembre; lalune était pleine le seize ausoir ; elle était arrivée à sonpérigée le neuf, et elle étaitpeu éloignée du iunistice bo-réal qui dut arriver le dix-huit.Ainsi dans l’espace de quelquesjours, durant lesquels le phé-nomène eut lieu , il y eutle concours des trois points lu-naires,le périgée, l’opposition

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