Band 
Tome quatrième.
Seite
453
JPEG-Download
 

O B S

leur intérieur ; mais à une cer-taine profondeur, elle est égaleà la moyenne température an-nuelle; d’où il conclud que lachaleur centrale est plus imagi-naire que réelle ( Journal dePhysique , décembre 1790 , p.4 < 3 .)

Il est une foule de préjugésqu’il importe de détruire. A lafin de mai 1-77, on apperçutdans le soleil deux très-grossestaches,environnées de plusieurspetites. Le moisdejuin fut très-froid et pluvieux ; on ne man-qua d’en attribuer la cause auxtaches du soleil, et l’on fit hon-neur de cette découverte à M.Lalande, astronome. Il réfutacette erreur, par une lettre in-sérée dans le Journal de Paris ,du 11 juillet 1777 , au supplé-ment. II observe que tous les gans à-peu-près, nous éprouvons |à Pans de la pluie et du froiddans les mois de juin et de juil-let, soit que cela tienne à la ré-volution de P apogée de là lune .,ou à une période physique, derhumectation et du dessèchementdes montagnes et des lacs.

Les suites de l’hiver de 1740ontété très-propres à détromperde plusieurs erreurs ; la pre-mière,que danslesannées dontl’hiver a été doux , il règne plusde maladies que dans cellesen ont eu un rude ; cetteannée 1740 peut être mise aunombre de celles où la morta-lité a été la plus grande danstout le royaume.

Chaque climat a sèâinconvé-niens , mais il paraît que celuiqui est plus sujet aux grandesalternativesdu froid etHuchaud

O B S 453

est plus mal-sain, toutes cho-ses égales d’ailleurs , que celuioù la température reste toujoursà-peu-près la même.

O11 croit encore communé-ment que quand il n’y a pasd’hiver il n’y a pas d’été, ouqu’un hiver rude est suivi d’unété chaud. Cependant le raison-nement et l’expérience doiventfaire porter un jugement con-traire, comme on a vu en 1740,où on a eu un été très-peu chaudet très-humide, après un hiverrude et long. En effet tous lescorpsrefroidisdemandent, pourêtre réchauffés , un plus granddegré de chaleur, et diminuentcelui que l’air a reçu ; cepen-dantdifféren tes causes qu’il n’estpas possible de prévoir , et quise combinent de différentes fa-çons, peuvent contribuer à ré-chauffer l’air et à ranimer lanature. ( Mémoires de l'Acadé-mie , année 1740.)

On observe en général, quecomme le plus grand froid estdemi-heure après le lever et lecoucher du soleil, la plus grandechaleur et la plus grande séche-resse sont entre 2 et 5 h duresde l’après-midi: et de mêmequ’on a les plus grands froidsquelques jours après le solsticed’hiver , quand les jours com-mencent à croître, vers le quartdu mois de janvier ; de mêmeaussi les chaleurs sont plus vivesquelques jours après le solsticed’été, vers le quart du mois dejuillet.

Les plus grands orages se fontsentir dans les équinoxes. Ilssemblent précéder un peu l’é-quinoxe du printemps, et suivre5