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Tome quatrième.
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Nous ne faisons connaître cetouvrage , que parce que des per-sonnes éclairées, d’ailleurs , ymettent quelque confiance,dansîa persuasion qu’il est le résul-tat de la comparaison des temps,et de remarques fondées sur desobservations météorologiques.Si cela était, abstraction faitedes prédictions particulières,u’il faut ranger dans la classee celles de Mathieu Lansberg,ce serait un livre précieux pourTes cultivateurs. Au surplus ,croyeà ces prophéties qui vou-dra ; elles ne dispensent pointles physiciens et gens instruitsde se tirer à la météorologie,encore trop peu avancée pournous donner des notions aussicertaines, aussi déterminées.

Observations microscopi-ques. Voyez au mot Micros-cope , les soins et les précautionsà prendre pour parvenir à voirles objets dans tous leurs détailsfntéressans.

ODEURS. Ce que la vue estau toucher , l’odorat l’est auoût; il le prévient et l'avertite quelle manière telle subs-tance doit l’affecter, et le dis-pose par-là à la rechercher ouà la rejeter. Aussi, dans l’hom-me sain, l’action de ces deuxsens est-elle presque insépara-ble, leurs organes étant voisinset ayant dans la bouche unecommunication immédiatejen-sorte qu’on ne peut rien goûtersans le sentir.

Les. odeurs donnent du tonaux nerfs, et agissent particu-lièrement sur le cerveau; ellesébranlent l’imagination. Rous-seau n’avait donc pas tert de

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dire que le parfum d’un cabinPtde toilette n'est pas un piègaaussi faible qu’on le pense.

Au reste, le sens de l’odoratn’acquiert de perfection quechez les gens oisifs et chez lesfemmes qui raniment un ins-tant leur faiblesse par les odeurs,à moins que, devenu une res-source du besoin , il ne soit per-*fectionné par l'exercice, commechez certains sauvages , qui ,dit-on, éventent le gibier demême que les chiens. Mais quel-*qu’agréables que soient lesodeurs, elles ont leur inconvé-nient ; si elles raniment à l’ins-*tant, elles épuisentà la longue;ainsi il faut en user sobrement,leur effet pouvant être très-funeste. Il y a des exemples fâ->cheux d’acoidens arrivés parl’odeur d’une quantité de (leursrenfermées dans une chambre.Indépendamment des partiesodorantes qu’elles répandent, ilparaît qu'elles vicient l’air pard’autres émanations. ( Voyez!Air , § III ).

M. Lémery cite l'exemple dodeux personnes qui, étant res-*tées six heures , pendant untemps chaud, dans un lieu oùil y avait beaucoup de roses pâ-les, furent purgées avec tant deviolence , pendant 12 heures ,parbaut et par bas, qu'elles cru-rent mourir. Elles sentaient uneh limeur qui tombait de la tête :c’était apparemment les partiesvolatiles des roses qui avaientpénétré les glandes du cerveau,et avaient dissout la pituite,quitombait dans l’estomac.

Au reste , l’arome des odeurstient à bien peu de chose : un