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Tome quatrième.
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ODE

peu plus ou un peu moins d’in-tensité, la disposition dans la-quelle on se trouve, leurs mé-langes, y causent des altéra-tions qui les font souvent mé-connaître.

M. Lémery ayant acheté unedemi-livre de galbanum , au-tant de sagapenum et de bitumede Judée, 4 onces d'opoponax,et ayant mis le tout dans sespoches, fut fort étonné de leurtrouver, réunies, une odeurtrès-forte de musc, quoique, sé-parées , chacune de ces fleurseut son odeur nalurulle. ( Coll,jicadém ., part.J'ranç. , tom. II,p. 5 1 8 ).

M. Malouin, traitant ensem-ble des fleurs de zinc, et d’nrsé-nic. avec du flux noir, a versésur la liqueur extraite, de l’a-cide dç vitriol ; il eu est sortiune odeur qui tenait de la ber-gainotte et de l’anis, et qui aduré plusieurs jours ; elle estensuite devenue semblable àcellede l’huile de térébenthine.On y a versé de l’huile ü’e vi-triol ; elle a peu-à-peu changéen une forte odeur de violette,qui a dégénéré en une odeur desel marin, et enfin en celle demarée fraîche.

Pourquoi 11’avons-nous pas,sur les odeurs, des principesgénéraux , des règles fixes, uneméthode raisonnée, un systèmedidactique et suivi,comme nousen avons pour les sons et lescouleurs? C’est que,dans l’hom-me, l’odorat est le moins par-fait de tous les sens. Cette vé-rité reçoit un nouveau degréd’évidence , lorsqu’on comparece. même sens avec celui des

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animaux, comme l’a très-biendémontré M. de Butfon. Notreodorat, dit l’auteur de la Philo-sophie de la Nature, deviendraitpeut-être égal à celui des ani-maux , sans la manie des par-fums factices et l’usage de cettepoudre ammoniacale et corro-sive que l'Europe entière, de-puis un siècle , semble avoiradoptée , et qui, comme les li-queurs fortes , ne donne un mo-mentdu ressort à l’entendementque pour le conduire par degrésà la stupidité. Quoiqu’il en soit,les chimistes conviennent queles odeurs ont un principe ,qu'ils nomment arôme , et au-trefois connu sous le nom d’es-prit-recteur. L’action de ce prin-cipe sur les glandes de la mem-brane pituitaire, occasionne lessensations douces 011 désagréa-bles que nous font éprouver lesodeurs. Ces glandes, placées àl’extrémité du nerf olfactif parune contraction subite de cenerf, font l’office de plusieurspetites pompes qui sucent, at-tirent, repoussent et fout passerl’esprit-recieur dans les fibresdu nerf, dont la vibration nousavertit de la présence des odeurs.Il est des odeurs salutaires etdont 011 pourrait tirer particomme médicament, ainsi quel’a exposé le c.it. Alihert, dansun mémoire lu à la SociétéPhilomatique (voyez le Rap-port général des travaux de cetteSociété, 1792, p. i 5 i ) ; mais il euest aussi de pernicieuses, capa-bles d’occasionner des accidenshystériques et convulsifs, et deproduiredes effets semblables àIg vapeur du charbon. Na voit-