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faire sortir l’humeur vitrée, etquand l’œil est ainsi vuidé, onpeut voir les ligamensciliciairessur la partie antérieure de l’hu-meur vitrée. On observe la r.tmequi estime membrane molle ettrès-délicate qui se présente lapremière quand l’humeur vi-trée est sortie. On voit ensuitelac/ioro/dedistingnéepar le lisseet les couleurs de son tissu ; en-fin.on peut, avec un peu de soinet d'adresse, séparer celle-ci desa sclérotique.
ŒILLETS. La culcure desfleurs est un objet d'amusementpour lequel on se passionne. Lessoins, la peine, la fatigue, lesdépenses, rien ne conte. L’ama-teur y porte toutes ses affec-tions, sa complaisance; la pos-session exclusive-d’une espèce,d’une variété , a pour lui le prixd’un trésor; et la plus belle con-uête qu’il puisse faire, est celle'une fleur qui n’a point encoreeu desemblable. C'est à ce goûtvif, constant, que-nous devonscette multitude de variétés dansles tulipes, les jacinthes, les re-noncules , les anémones, lesoreilles-d’ours, etc. L’œillet apareil lement fixé l’attention desconnaisseurs; on le? divise endeux familles; l’une, flamande;l’autre, parisienne. Les deuxfamilles se divisent en huit clas-ses , les feux, 2°. les bizarresen fou , 5 °. les roses et cerises ,4°. les bizarres roses et cerises,5°. les incarnats ,(i°. les bizarresincarnats, 7 0 . Jes cramoisis, 8°.les violets pourpres, lue parisiena deux divisions de plus, le pi-queté bizarre et le jaune.
Dans le flamand, les boutons»
Œ I L
qui se succèdent les uns aux au-tres , en prolongent la durée.11 est plus aisé à élever , résistamieux aux intempéries de lasaison, et se reproduit soit damarcottes, soit de graines.
Le parisien , appelé aussil'œillet anglais , est difficile àélever, ne peut sc reproduireque de marcotte, 11e profilequ’aux dépens de boutons qu’onlui sacrifie ; il est tellementplein que , crevant de touscôtés,il faut le soutenir avec unecarte.
La marcotte ne donne tou-jours que la même espèce ; c’estle semis de la graine qui four-nit les variétés. (Voyez Mar-cotter).
§ I ,r . Ratafia d’œillets.
Il y a plusieurs manières defaire le ratafia d’œillets. Com-mençons par le procédé qui estici le plus en usage. Tous lesœillets ne sont pas égalementpropres à faire le ratifia dontnous voulons parler. Le petitœillet simple, composé de quatre feuilles en tout, d'un rougefoncé , presque noir et bien ve-louté, mérite sans contredit lapréférence. Il l'a 111 le cueilliraprès le lever du -oleil et par untemps serein. O11 en épluchetoutes les fleurs petale à petale ;on en o upe même le blanc, etl’on n’en réserve que le rouge.La cruche ou le vaisseau étantbien rempli de fleurs, 011 ajoutequelques clous de girolle, unpeu de cannelle et un peu demacis, le tout prudemment,pourne point affaiblirle parfum