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d'œillet qui doit toujours do-miner. On verse ensuite autantd’eau de-vie sur les fleurs quela rruche en peut contenir ; oneu bouche l’orifiee exactement,et l’on place l’infusion au soleilpendant six semaines. Ce tempsrévolu, les fleurs auront déchar-gé leur teinture et leur odeur :l’eau - de - vie en étant im-prégnée , on la verse par incli-naison , ou bien à travers untamis, pouren séparer les fleurs,qui seront devenues toutes blan-ches , et par conséquent inuti-les. On fait ensuite fondre surle feu , et dans une assez petitequantité d’eau , six onces de su-cre par pinte d’eau-de-vie. Sil'on en a employé six pintes,par exemple , on la tempérerapar deux pintes d’eau ou envi-ron, plus ou moins, suivant laforce qu’on veut donner au ra-tafia. Le sj'rop étant fait selonles règles, on l’ajoutera à l’eau-de-vie. Lorsqu’on auraremisletout dans une cruche, on la bou-chera bien , et on la placeraencore au soleil pendant troissemainesjaprès quoi,si le ratafiaest louche, on le passsera à lachausse; s’il est clair,on pourras’en dispenser.
§ II. Ratafia d'aillets à laProvençale.
Pour faire ce ratafia , il fautchoisir des œillets jaspés oupeints de différentes couleurs,parce qu’ils ont plus d’odeurque les autres. O11 les épluchehien, c’est-à-dire que l’on neconserve pour faire le ratafia,que les pétales des fleurs et les
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pistils. On les hache aussi menuqu’il est possible, et l’on en metle poids d’une livre sur unepinte d’excellente eau-de-vie;ou laisse infuser le tout.ensem-ble au soleil pendant i 5 ou 20"ours , et même plus , si le so-eil n’est pas bien chaud , afinde donner le temps à la chaleurde détacher par la fermentationtoutes les parties spiritueusesdes œillets, et de les bien in-corporer avec l’eau-de-vie. Onrasse ensuite le tout dans uninge , en exprimant fortementtout, le jus cjue contiennent lesœillets : on laisse reposer la li-queur pendant 5 ou 4 jours,parce qu’il s’y dépose un sédi-ment que l'on décante, en ver-sant de nouveau la liqueur dansune cruche, et l’on y ajoute untiei’s de jus de framboises, unedemi-livre de sucre par pintede liqueur, et un peu de safranpour la colorer. O11 laisse infu-ser le tout à un soleil ardent;ensuite on passe la liqueur, quiest un ratafia propre à fortifierl’estomac, à appaiser les dou-leurs de coliques, sans craindrequ’il échauffe trop, sur-tout sil’on en boit peu.
§ III. Syrop d'aillets.
Voyez au mot Violette la ma-nière de le faire.
ŒUFS. L’homTne tire de laphysique des secours sans bor-nes pour tontes les commoditésde la vie. C’est une vérité in-contestable , et qu'on peut dé-montreraisément par des exem-1 pies familiers, tirés de la con-
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