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Tome quatrième.
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Daudin , dans son Traite com-plet d'amitholope , (. I , p. 4^9,observe qu’au Muséum d’His-loire Naturelle , on a perdunombre d’oiseaux pour les avoirexposés, paruntemps humide,à la fumigation de l’acide sul-fureux.

OLIVE. Depuis 1765, les oli-viers dans le Comtal, et dansquelques provinces voisines ,furent maltraités par de petitsvers qu’on ne connaissait pointautrefois , et dont la grandemultiplication, jointe au froidvif et long de l’hiver de*765 ,en fit périr beaucoup. M. l’ab-bé Eloraiu, chanoine et rapis-col de Carpentras , pour détruireces vers et sauver les oliviersqui restai eut, imagina une com-position dont la dépense estmodique et l’effet très-sûr. Ilest vrai, dit-il, qu’il faut unpeu de patience pour l’appli-quer efficacement: mais si on11’arrête au plutôt les progrèsde ces vers destructeurs , il està craindre qu'à la longue ils 11elarviennent à faire périr tonses oliviers; car le grand froidde l’hiver, au lieu de détruirecette dangereuse vermine, nefait que ta multiplier. Voici lacomposition que l’inventeurnomme un contrevers ; ou pré-servatif contre les chirons quidétruisent les oliviers des pro-vinces méridionales de France et du Comtat . Faites bouillircinq pots d’eau de fontaine, pe-sant environ deux livres h? pot.Quand elle bout bien, vérsez-ladans un chauderon de cuivre ,où vous aurez mis à-peu-prèslivres pesaut de suie de

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cheminée; la plus fine est lameilleure: ajoutez-v la mêmequantité d’eau fraîche; faitesfermenter le tout au soleil , àl’aire: au serein pendant vingt- .quatre heures Remuez cinq ou !six fois danscelespace de tempsle marc de la suie; tirez en- !suite la liqueur au clair , et je- jtez-y un pot de vinaigre; le ;remède est fait et infaillible. :L’usage en est tout aussi sim- ]pie: faites élaguer vos oliviers ’comme s’ils 11’avaient point demal; étant éclaircis, vous dé-couvrirez aisément toutes lesniches des chiions. Vous les ou-vtirez avecun couteau fourchu, ivous nbreuverez bien chaquetrou de votre liqueur avec un ;pinceau, et tous les vers périront !dans la minute. ]

M. Sieuve, de Marseille , a ■donné, en 17(19, un mémoire jfait d’après plusieurs recher- jelles, où il démontre, après en javoir fait l’expérience, qu'il est |facile de se procurer des huiles Id’nneexcellentequalité,en sui-vant les précautions qu’il indi- jque. (V. Coll. Acad., part.fr., :t. XIV, p. 202). Les olives sont jsujettes à être piquées des vers; !ces olives ne donnent qu’unehuiled’une assez mauvaise qua-lité. O11 peut garantir les olivesde l’attaque de ces vers, en met-tant un peu de goudron tièdeau-dessous de toutes les bifur-cations de chaque pied d’oli-vier; il fait périr ces vers et lesœufs, qui séjournent ordinaire-ment dans les cavités que for-ment dans ces endroits les écor-ces mortes. Les olives bien sai-nes donnent la moitié plus