on
d’huile.Il a fait usage d’un mou-lin domestique qui a l’avantagede n’exprimer que l’huile conte-nue dans la chair du fruit ; c’estlapins fine, la meilleure; elle seconserve dans sa perfection pen-dant plusieurs années. Cellequ’on retire des amandes a uneodeur plus.forte, un goût plusâcre ; et celle des noyaux est decouleur brune et chargée de par-ties visqueuses et fétides. Lesnoyaux étant broyés à part, onles mêle avec les olives piquées,et on en prépare de l’huile àbrûler, ou pour les manufactu-res. Dans la méthode ordinaireque l’on emploie en Provence ,l’action de la meule à laquelleon soumet les olives, réduit enune espèce de pâte non - seule-ment la chair du fruit, maisaussi son amande et le bois deson noyau, d’où il résulte unehuile mélangée qui participedes qualités bonnes ou mauvai-ses de ces trois substances si dif-férentes. Les olives souffrentaussi souvent de l'attente à la-quelle elles sont exposées dansles moulins publics, et l’huilereçoit souvent l’impression decelle qui l’a précédée. (V. Huiled’olive ).
§ I ct . Manière de rajeunir pour
quelque temps les oliviers.
Aux environs d’Aix et deMarseille , lorsqu’un olivier estvieux, et que l’on prévoit qu’ilfaudra dans quelque temps l’a-battre, on enlève un cercle d e l’é-corced’une des jeunes branches,avec un couteau à deux lames,et l’on met à la place un pareil
OMB 493
cercle d’écorce que l’on a en-levée sur un jeuneolivier franc,ayant soin de la poser dans lemême sens qu’elle était ; aprèsquoi on y met un appareil ,comme aux greffes. La branchedu vieil olivier porte, les an-nées suivantes, des fruits très-abondans, et celle du jeune oli-vier périrait, si on ne la cou-pait pas. ( Collect. Acad ., part,franç. , t. III, p. 44 2 )■
En 1779, l’Académie de Mar-seille a proposé, pour sujet duprix de 1782 , un mémoire com-plet sur la culture de l’olivier ;la manière de le tailler pourqu’il rapporte annuellement desfruits en quantité plus égale ; lameilleure manière d’extrairel’huile des olives , tant pour laquantité que pour la qualité; eiune notice aes différent nom.qu’on donne à chacune des dif-férentes espèces d’olive dans le.dijf -rens lieux de la province.
OMBRES COLORÉES. L;nature présente à chaque instant à un observateur intelligent , des phénomènes nouveaux; c'est ce qui est arrivé ;M. de Buffon, ainsi qu’on val.voir par les observations s 11 ivantes, qui avaientdéja été faites par Léonard de Vinci , coinme on levoitparsesouvragessula peinture. « Les ombres de» corps,ditM.deBuffon(dansu:mémoire inséré dans le supplémentde ses œuvres ), qui» par leur essence, devraier.» être noires, puisqu’elles ie» sont que la privation de k» lumière, sont toujours coh-» rées au lever et au couche» du soleil. J’ai observé, peu-