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Tome quatrième.
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petite quantité d’or en feuillesqu’ils retirèrent à pende choseprès : ainsi se sont évanouiesnos spéculations sur les minesd’or qui semblaient être dansnos jardins.

On lit dans la Coll. Acad.,part, étranp;., t. If , p. 5 , d’aprèsl’assertion de ceux qui exploi-tent les mines de mercure duFrioul , que si on exposait àl’action du feu un amalgamed’or et de mercure vierge , cemercure volatiliserait l’or aveclui, ce que ne ferait pas le mer-cure ordinaire.

§ II. Expansibilité de. l'or.

Nous avons, dans l’articleOdeurs , donné, d'après Nyeu-ventit , nne idée de l’expansi-bilité des odeurs dont les phy-siciens se servent pour la dé-monstration (le la divisibilitédes corps. Comme l’or est pa-reillement invoqué pareux pourappuyer cette démonstration ,qu'il nous soit permis de pré-senter, d’après il.Hauy, l’idéenette de la grande divisibilitéde l’or.

il faut 5oo mille feuilles d’orbattu, appliquées les unes surles autres, pour former l’épais-seur d’un pouce. Si l’on supposeque chaque feuille ait un poucecarré: en surface, on pourra di-viser chaque côté du carré enboo parties, ce qui fait56o,ooopetits carrés visibles pour une•surface d'un pouce carré. Or, 5ode ces feuilles, d’un pouce encarré, forment le poids d’ungrain d’or; d’oit il résulte quece petit solide est divisible eu

t8 millions de parties visibles ill'œil simple. Si l'on met un despetits carrés sons la lentille mi-croscopique, il se changera enune large feuille d’or, où l’œilet le calcul trouveront encorede quoi s’exercer. C’est cellegrande expansibilité de l’or quia fait naître L’art de la dorure.

§ III. Or eu coquille.

Les peintres font usage del’or ou de l’argent en coquille,dont ils enrichissent les cliel's-d’œ.uvres de leur art. Pour l’ob-tenir, on prendra du sel ammo-niac bien pur; broyez-le dansune eau de gotnme épaisse jcependant claire , jusqu’à cequ’elle ait la consistance d’unsyrop ; mèlez-y autant que vousvoudrez d’or ou d’argent eufeuilles ; broyez le tout ensem-ble pendant une couple d’heu-res, avec toute l’exactitude pos-sible ; mettez ensuite ce mé-lange dans un verre net; versezpar-dessus de l'eau filtrée; re-muez le tout avec nue spatulede bois, et quand l’or sera tombéau fond, décantez l’eau et re-mettez-en de nouvelle: c’est cequ’on appelle édulcorer. Quandvous aurez enlevé de cette fa-çon tout le sel ammoniac et toutela viscosité de la gomme, et quel’or sera pur et dégagé de toutesmatières étrangères, vous enprendrez au bout d’un petit pin-ceau , et vous en ferez de petitsamas dans des coquilles, quevous laisserez sécher. Toutes lesfois que vous voudrez vous ser-vir de cet or ou argent en-co-quille , vous u’aurez qu’à l’ku,-2