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Tome quatrième.
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sucrés , ainsi que le dit M.Hellot, pour faire del’orseille.

§ I er . Manière de faire usage del'urseilie en teinture.

L’orseilleest une pâte molle,d’un rouge foncé, et presqueviolet, qu’on trouve toute pré-parée chez les marchands dro-guistes. Il y en a de deux sortes ;la plus commune et la moinschère , se prépare avec une es-pèce de lichen ou de plante fon-gueuse qu'on tire d’Auvergne ,et qu’on pomme perelle ; maisia plus belle, qui coûte aussidavantage, se tire des Canaries ,et se prépare à Amsterdam . 11faut garder cette pâte dans unlieu frais, afin qu’elle se dur-cisse moins. L’orseille préparéedonne sa couleur également àl’eau et à l’esprit-de-vin ; il suf-fira de l’y faire infuser à froidpendant vingt-quatre heures,en la remuant de temps entemps; après quoi il faut lais-ser reposer la liqueur coloréepour la tirer claire, en la dé-cantant, ou avec un syphon. Ilfaut observer que la teintured’orseille, sur-tout celle qui està l’eau pure, est sujette à perdretout-à-coup sa couleur quandelle reste en repos dans un lieufrais; mais elle la reprend demême si on l’agite un peu, enlui procurant le contact d’unair nouveau. C’est ce que l'onpratique pour rendre à la li-queur des thermomètres sa cou-leur. ( Voyez l 'Encyclopédieméthodique, Arts et Métiers,t. V,p. 45i ).

ORTIE.En Suède on cultive

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beaucoup l’ortie, urticaurens,

f iour en nourrir les bestiaux. Ena mêlant avec d’autres fourra-ges, c’est une plante amère,dont l’usage, à ce qu’on assure ,préserve des maladies épizoo-tiques. On pourrait l’essayerdans nos mauvaises terres, d’au-tant plus que ces plantes de peud’entretien se sèment elles-mêmes , et par ce moyen sontéternelles.

11 y a des endroits où l’oncharge de cette plante les cen-dres des lessives; elle fournitune espece de savon, et douneau linge ce bel œil hleu qu’oncherche par le moyen de l’in-digo.

Quelques pieds d’orties peu-vent servir de bornes dans unpré.Les plantesqui les entourentles empêchent de s’étendre,sans nuire à leur dispositiond’être vivans à perpjéjuité.

Pour peu qu’on tiàuche uneortie fraîche, et sans qu’aucundes aiguillons entre dans lamain, elle cause une douleurtrès-sensible. Le célèbre physi-cien Leuwenhoec, après avoirexaminé sérieusement ce phé-nomène, vint à bout de décou-vrir et de prouver que ces ai-guillons étaient creux en-de-dans , et que quand cette planteétait jeune, il en découlait unsuc très-âcre. Ce suc se dissipeà mesure que l’ortie vieillit ouse sèche. Il est à remarquer queceux qui ont les mains endur-cies par le travail ne ressententaucun mal lorsqu’ils empoi-gnent hardiment une ortie ;parce qu’alors on rompt scs ai-guillons qui sont tendres. Corn-