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le cuivre en lames minces, tellesqu’un morceau de vieux chau-dron, en les coupe en petitsmorceaux , que l’on met dansuucreuset rouvert et luté, au mi-lieu des charbonsd’un fourneau,ou, comme Kunkel le prati-quait, pendant quatre jours àl’entrée d’un fourneau à feutrès-fort, mais pas assez consi-dérable pour fondre les mor-ceaux. Bien calcinés, il faut lesréduire en poudre line, les pas-ser au tamis, et les porphiriser.On obtient par ce moyen unepond re fine et noirâtre, que l'onétend sur une toile et qu’onlaisse pendant quatre jours dansla chambre d’un fourneau , au-près de son ouverture; on ôteensuite les cendres qui peuventêtre tombées dessus, et aprèsavoir de nouveau broyé et ta-misé cette pondre, on la gardepour son usage.
On reconnaît que la calcina-tion a été bien faite, si, lors-que l’on met de cette poudreavec le verre, elle le fait gon-fler ; si cela n’arrive pas, l’opé-ration est mal faite.
Un autre procédé plus expé-ditif, c’est de couper, commeou l’a dit, le laiton en petitsmorceaux , de le stratifier dans\ni creuset avec du soufre bienpulvérisé, et de le tenir pen-dant 24 heures au milieu descharbons ardens, après quoi onpile et passe au tamis le mé-lange, que l’on met dans un potde terre couvert à réverbère,pendant dix heures , dans lachamhre du fourneau; et aprèsl’avoir de nouveau pulvérisé,on garde cette poudré peur souusage.
ORS
ORMES. Voyez Arbres.
OROBANCHE. Cette plantaparasite s’attache aux autresplantes, en pompe le suc, lesénerve, les fait périr ; elle semultiplie si prodigieusement,qu’eile peut causer les plusgrands dommages dans un pré.On prétend que lapetiteorobau-chemetletaureauen rut quandil en a mangé. La quantité dograines que produit ce genre deplante, est presque innombra-ble; on 11e saurait trop s’atta-cher à la détruire Lorsqu’ellecommence à s’établir dans uncanton, le moyen le plus efficaceest d’y semer des feves de ma-rais. L’orobanche croît sous ter-re, vient s’attacher à leurs tiges;à l’instant la plante commenceà languir : on arrache toutes lestiges qui lui servent de support,et on les brûle avec la jeune oro-banche qui y est adhérente ;sans cette précaution , les grai-nes qui échapperaient reprorduiraient l’espèce, même aprèsun très-grand nombre d’années.
ORRERIE. Voy. Planétaire,
CRSELLLE( Préparation del’ ■). Celte pâte si précieuse enteinture se tire des lichens desCanaries et d’Auvergne , quel’on réduit en poudre, et quel’on mêle avec la chaux et l’u-rine fermentée ; car sa partiecolorante 11’est pas susceptibled’être délayée par l’eau. Ce mé-lange prend au bout de quel-que temps, par la fomentation,u 11e cou 1 eiir rou ge foncé, et pou rlors il est en état de servira lateinture. Il y a lieu de croireque d’autres lichens ou moussespourraient être employés avec-