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sur ces mêmes opérations. M.Lavoisier a fait part à l'Acadé-mie des sciences, en 1777,d’expériences intéressantes surles cendres qu’emploient lessal pêtriers de Paris , et sur leurusage dans la fabrication dusalpêtre. II y est question d'unsecret par lui déposé à l’Aca-démie . (Voyez Collect. Acad .,partie Jranç ., t. X V"I, p. 202. )Enfin nous citerons encore l’ins-truction que la Convention na-tionale a publiée, pour dirigerles travaux par elle ordonnés,et dent les atteliers étaient simultipliés à Paris et dans lesautres départemens. Cette ins-truction, imprimée et accom-pagnée de figures, traite de lagénération du salpêtre, de laconnaissance des terres et ma-tières salpêtrées, du lessivagedes terres, de la préparationdes matières, de la manière delessiver les terres, de l’usage del’aréomètre pour connaître ledegré des eaux, du dégraissageou saturation des eaux de lessi-vage , descendriers, des moyensde connaître la valeur des cen-dres, des produits de la cuite,des bases terreuses, des écu-mes, du sel marin, des eauxmères, des atteliers et des ins-trumens nécessaires pour la fa-brication du salpêtre. Celteinstruction se trouve aussi dansle Moniteur , 1793, n°. 76. ( Voy.encore dans le 5 e . cahier duJournal Polytechnique, p. 566et suiv., les observations surce nitrate de chaux, et la pré-paration du salpêtre.)
§ I er . Nitrières artificielles.
Il paraît certain qu’il existedans certains pays du salpêtreformé naturellement, soit à lasurface , soit dans le sein de laterre.Dans lesétatsduMogol,onle tire de trois sortes deterre, dela noire, de la jaune et de lablanche : le meilleur est celuiqu’on retire de la noire, parcequ’il n’est pas mêlé avec du selcommun. Voici le procédéu’indique M. Thévenot, t. IIe ses Voyages -.ceux qui pour-raient découvrir de pareillesterres à salpêtre, 11e seraientpas fâchés de trou ver les moyensmis en œuvre pour en retirerce sel, dont l’utilité est deve-nue nécessaire aux arts.
Ou fait deux fosses, dont lefond est plat comme celles oùl’on fait le sel commun; onremplit de terre unde cescreux,qui est beaucoup plus grandque l’autre , et l’on y fait entrerde l’eau; après quoi l’on foulece mélange avec les pieds; 011le réduit à la consistance debouillie , et on le laisse reposerpendant deux jours, afin quet’eau puisse retirer tout le selqui est dans la terre; on passealors cette eau dans l’autrecreux , où le salpêtre se crystnl-lise ; on le fait ensuite bouillirune ou deux fois dans un chau-dron, suivant qu’on veut l’a-voir plus ou moins blanc, plusou moins purifié. Tandis qu’ilest sur le feu , on l’écume con-tinuellement, et on en remplitde grands pots de terre qui tien-nent chacun 25 ou 5 o livres.