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Tome sixième.
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et qu’on expose à l’air pendantde belles nuils, afin que s’il yreste quelqu’impureté , ellepuisse tomber au fond ; on casseensuite les pots, et on met sé-cher le sel au soleil. Les Euro-péens en exportent beaucoup.( Collection Académique , t. II,pag. 16.)

Des observations insérées dansle Journal de la Blancherie ,1785, p 76, donnent 1111e no-tice de différeus endroits d’Es-pagne, d’Italie , de la rouille,de la Dalmalie et autres , oùl’on trouve du salpêtre naturel.On peut consulter encore unouvrage intitulé : Introductionà l'Histoire naturelle et à la Géo-graphie Physique de l'Espapie.On y trouve un chapitre inté-ressant sur le salpêtre.

O11 a proposé, dans les Mé-moires de la Société de P Agricul-ture de Berne , pour l’année 1766,de faire en quelque sorte desplantations de salpêtre , en réu-nissant des matériaux propres àle former, et en construisantdes voûtes, des murailles, oudes fosses. Voici les procédés :

Pour construire les voûtes de«alpélrière, ou commence à fa-briquer des briques; on prenddouze partiesde lerreargilleuse,quatre de chaux vive, deux desel marin, de la, fiente de pi-geons, de volaille, de mouton,ou autres matières animales;on pétrit bien le tout, et on lemêle avec de la paille coupéebien menue. Pour pétrir toutesces matières, on prend de l’u-rine humaine, ou des égoûtsde fumier; à leur défaut, on sesert d’eau de puits; on forme

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aveccecourroi des briques aux-quelles on ne donne qu’une de-mi-cuisson, afin qu’elles puis-sent promptement être péné-trées des parties nitreuses : onpeut mêler à toutes ces substan-ces des lies de vin, du tartre,du mâche-fer, des cendres, dusang, etc.

Avec ces briques, on cons-truit des voûtes de quinze àvingt pieds de large , et de huità dix pieds de haut, de la lon-gueur que le permettent les ma-tériaux que l’on a. On construitcette voûte du Sud au Nord,avec une porte aux deux extré-mités, pour donner un librepassage à l’air.

On bâtit le comble en formede terrasse, qu’on couvre de laterre préparée avec les mêmesmatières que l’on emploie pourla construction des briques. Oncouvre cette terrasse avec untoit de paille, qui empêche lapluie de laver les terres. Aprèsla destruction de la voûte, cettemême paille servira utilementpour être employée à former desbriques pour une nouvelle voû-te - r afin de tirer de cette voûtatout le parti possible, on placeau -dessus et au-dessous les plan-ta lions de salpêtre, dont on par-lera ci-après.

O11 prétend qu’au bout dahuit ou dix mois les parties ni-treuses forment dans l’intérieurJe la voûte, par congellation ,des scrystaux de salpêtre fin,et que dès-lors on en peut reti-rer plusieursquintaux par mois.

Lorsque la voûte menace rui-ne, ou pense aiors à retirer decette voûte, de ces murailles,