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par les souverains, se sont ap-proprié ces débris ; ils ontmême construit des muraillesuniquement pour la générationdu salpêtre.
Ils recouvrent ces muraillesavec de petits toits de paille ;mais ces toits 11e recouvrent quela sommité des murailles, et 11emettent point les côtés à l'abride la pluie et du soleil ; ainsi onn’en doit pas retirer une aussigrande quantité de salpêtre ,que des fosses et plantations desalpêtre; car il est indispensa-blement nécessaire que les ma-tières qui doivent engeudrel-ie salpêtre soient toujours dansun état ni trop sec, ni trop hu-mide.
Pour la for motion du salpêtre,uelques personnes conseillent'employer des tuyaux, soit deterre cuite, soit de bois. On faitavec du bois d’aulne, des barilstroués et sans fond, qu’on rem-plit des diverses matières donton a parlé, propres à la forma-tion riu salpêtre, et on les ar-rose d’urine. Ces tuyaux étantainsi suspendus dans une caveou dans un lieu frais, on voitau bout d'un certain temps descrystaux sortir par les trous ;mais on ne peut jamais travail-ler de cette manière d’une façonbien lucrative, à cause de l’em-barras, des soins et des fraismultipliés.
Dans les Mémoires de. Berne,où l’on recherche tous les moyensd’enrichir la nation, d’après desexpériences déjà tentées , 011fait observer que chaque par-ticulier pourrait former chezlui du salpêtre, et en retirerTume VI.
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un certain bénéfice , sur-toutdans ce pays, où la pondre pourla chasse est si estimée, et où011 en fait un grand commerceavec l’étranger.
Il faudrait que chaque parti-culier choisît un petit espaceisolé près de sa maison , pour ydéposer tous les excrémens d’a-nimaux, les mauvaises plantes,particulièrement les herbesamères, les débris des vieillesmurailles, de la marne, de lachaux , cendres, fumier de che-val; arroser le tout avec leseaux de lessive et de l’urine ;abriter le tout avec un petit toîtde paille : ainsi chaque parti-culier pourrait recueillir uneassez grande quantité de sal-pêtre.
La Collection Acad. , part .fanç. , tom. IY, p. 78 et i 35 ,donnerait aussi quelque idéesur des moyens pour multiplierartificiellement le salpêtre.
En 1775 , l’Académie dessciences a proposé, pour l’an-née 1778 , un prix de 4000 fr.sur le sujet qui suit: Trouveries moyens les plus propres et lesplus économiques de procurer enFrance une production et un»récolte de salpêtre plus abondant»que celles que l'on obtient pré-sentement, et sur-tout qui puis-sent dispenser des recherches qu9les salpétriers ont le. droit de.faire chez les particuliers. Sonprogramme, imprimé à l’im-primerie royale, et contenantles notions les plus étendues surl’origine du salpêtre , avec l’o-pinion dessavans sur les causesde sa formation, a été répanduavec profusion. Des circons-B