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Tome sixième.
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eau. Dans trois onces et demiede bonne eau-de-vie, on metun gros de crystaux de soude;on y ajoute une once deux grosde savon bien blanc: ce savons’y dissoudra parfaitement, etl’eau restera limpide tant quele vaisseau sera bien bouché.I,e froid fait perdre à cetteliqueur une partie de sa flui-dité, mais la chaleur la luirend. ( Voyez Essence de sa-von ).

Voici le motif de ce procé-dé: le savon qu’on dissout dansde l’eau pure, lui donne unecouleur laiteuse et opaque, quiprovient de l’huile qui n’estpas dissoute , l’eau n’ayant agique sur le sel. Mais la partieinflammable de l’eau-de-vie ,mêlée avec Palkali de la soude,dissout les huiles , tandis queson eau agit sur les sels, ce quiforme une dissolution parfaite;mais si on mêle cette dissolu-tion avec l’eau pure, l’eau-de-vie abandonne l’huile pour semêler avec l’eau, avec laquelleelle a une plus grande affinité,et le mélange redevient lai-teux.

Si l’eau-de-vie paraît lai-teuse après la dissolution , c’estqu’elle contient trop d’eauacide ; il faut alors y ajouterdu sel de soude qui, en neu-tralisant l’acide , laisse à lapartie inflammable la libertéd’agir sur les huiles.

En 1793, les frères Dangluset Brouillard , ont fait annon-cer, dans les papiers publics ,un savon liquide, supérieur,disaient-ils , à tous les savons«minus pour le blanchissage de

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la soie, du filet du coton; ilsdemeuraient rue du Fcuarre,n°. 19, place Mauherl.

Le Journal Encyclopédique ,I er . juin 1793, donne la des-cription d’une machine inven-tée par M. Pingerou, pourmêler, avec la plus grandecéleri lé, les matières qui en-trent dans la composition dusavon.

§ IX. Savonnettes.

Les savonnettes que l’on em-ploie pour faire la barbe sefont avec du savon tres-épuréet parfumé de différentesodeurs. On prend cinq livresde savon du meilleur, tel quecelui de Marseille ; et pourcette quantité trois livres depoudre à cheveux très-fine ;on liâche le savon bien menu ,et on le fait fondre seul dansun chauderon sur le feu , en yajoutant un demi-selier d’eaupour empêchcrqu’il 11e bride;on y met d’abord les deux tiersde poudre , prenant soin debien mêler le tout , et de leremuer souvent pour que rien11e s’attache au chaudron. Cemélange étant achevé, et lamatière réduite en consistancede pâte; on la renverse sur uneplanche, et après y avoir misl’autre tiers de la poudre, enla pétrit de la même manièreque les boulangers ont coutu-me de pétrir leur pâte : en cetétat on la tourne dans lesmains, et on donne une formerondeaux savonnettes; maisona toujours à < ôté de soi de lapoudre tres-fiue dans laquelle