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Tome sixième.
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on trempe ses mains de tempsen temps, pour empêcher quecette pâte, qui est très-tenace,lie s’attache aux mains. ( Ency-clopédie , t. XIV, p. 723 ).

En 17^9, le sieur Eeron afait annoncer, dans les papierspublics , des savonnettes depure crème de savon, dans lacomposition desquelles il en-trait des herbes aromatiques.

SAUTERELLE. Ces insectesse multiplient prodigieusementdans certaines années, et fontles plus grands ravages : bleds,vignes, oliviers, bois, toutesles productions qui couvrent lasurlace de la terre sont dévo -rées. On 11e saurait trop mul-tiplier les divers moyens pourles détruire. On peut brillerles jeunes sauterelles avantqu’elles puissent commencer àvoler; ou allume des feux depaille à une petite distance lesuns des autres; les habitansréunis les chassent devant eux ,et les fout périr dans les flam-mes. On peut promener sur desroulettes de longues pièces debois, garnies par derrière delongues branches d’épines ,chargée de sacs de terre; 011fait traîner cette machine pardes bœufs ou chevaux ; les sau-terelles qui se trouvent sur laroute sont écrasées par lesépines. Un des moyens les plusefficaces est de labourer en sep-tembre et octobre les terveinsqui contiennent les gaînesdanslesquelles les œufs sont renfer-més; 011 les ramasse; on lesbrûle ; les pluies font périr cellesqui échappent à la recherche :«a mars, ou peut mettre dans

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les terres les porcs friands deces œufs ; ils fouillent la terreavec leur museau ; les cher-chent et achèvent de les dé-truire.

On a vu dans les années1747 et 1748 , des armées desauterelles ravager la Valaohie,la Moldavie et la Transi!vanie ;ces sauterelles étaient en sigrand nombre , que l’entre-choquement de leurs ailes fai-sait un bruit sourd dans Lesairs, et que lorsqu’elles bais-saient leur vol elles dérobaientla clarté du soleil, et obscur-cissaient le jour , au pointqu’011 11e pouvait se recon-naître à la distance de vingtpas. On leur disputa le passageautant qu’il fut possible dansles défilés des montagnes, enfaisant des décharges sur elles ;mais leur nombre était si grandque cette destruction dimi-nuait peu ces colonies formi-dables.

Comme il est essentiel de dé-truire ces ennemis le plus qu’ilest possible, sur-tout avantqueles femelles pondent leurs œufs,les habitans de ces pays eurentrecours à des expédiens qu’ilserait bon de pratiquer st onse trouvait attaqué de ce fléau.Lorsque le soleil est assez élevapour avoir séché la rosée, onfait ranger beaucoup de mondeautour des bleds où ils sonttombés; on les chasse à grandbruit de tambours, de son-nettes , de vaisseaux de cuivre,sur un champ qui 11e serve àrien ; on creuse un long fosséde la largeur et de la profondeurdedeuxou trois pieds; 011 range