médecins de la marine royale»il paraîtrait que , d’après untrès-grand nombre d’essais, lescorbut, si rebelle aux médica-mens connus et employés jus-qu’à présent, cède complète-ment aux effets de l’acide con-cret du citron. ( Journal du Pu-bliciste, an 8,6 fructidor).
SCUBAC. L’usquebaug, vul-gairement appelé scubac, estune liqueur fine dont les peu-ples septentrionaux font un très-grand usage, jusqu’à l’employerdans l’assaisonnement des vian-des ordinaires. Le safran en faitla base. Voyez au mot Safran ,la manière de le choisir. Pourfaire le scubac bien sain et bienagréable, on fait infuser danssix pintes d’eau-de-vie une oncede safran , une once de baies degenièvre, une demi-once d’anisverd, une demi-once de co-riande,une once de eanelle,demi-gros de racine d’angéli-que, un gros de macis, huitclous de girofle et douze ju-jubes; on concasse toutes cesdrogues; on y ajoute trois quar-terons de sucre par pinte d’eau-de-vie; on casse le sucre parmorceaux; on trempe chaquemorceau dans l'eau communeavant de les jeter dans l’infu-sion ; on bouche bien la cru-che ; on la place dans un lieutempéré; on la remue souvent;au bout de trois semaines , onregarde si le sucre est fondu ;s’il ne l’est pas , on l'émietteavec la main , ou on le remueavec une spatule, ayant soind’y ajouter du sucre, si la li-queur ne paraît pas suffisam-ment sucrée au goût, et du sa-
fran, si la teinture paraît mai-gre ou trop peu épaisse. Onremet le tout en infusion pen-dant trois semaines, après quoion passe le scubac à la chausseune seule fois ; peut-être sera-t-il louche, épais, onctueux;c’est ainsi qu’il doit être : lecaractère particulier de cetteliqueur est d’avoir beaucoupde corps. L’expérience a ap-pris que ce ratafia est excellentpour la poitrine, et qu’il faitgrand bien dans les indiges-tions.
Pour faire le scubac blanc ,il faudra distiller l’eau-de-viebien imprégnéedes droguesaro-matiques après huit jours d’in-fusion. La dose des drogues quientrent dans cette infusion, estla même que celle qui entredans la composition du scubac.coloré, à l’exception du safranqu’on augmentera d’une demi-once. La distillation étant fi-nie, on fera la syropation àl’ordinaire. ( Voyez l’article Li~queurs ).
SCULPTURE. On voit quel-quefois des tables, des chemi-nées de marbre blanc ornées dasculptures très - délicates , quiparaissent d’un travail immense,et pour lesquelles il ne semblepas qu’on puisse faire usage deciseaux ou autres instrumens :les ouvriers, jaloux de leurs se-rrets, les cachent, afin de don-ner plus de prix à leur travail ,et faire accroire qu’il a fallubeaucoup de temps et beau-coup de peine pour faire ceschefs-d’œuvre si délicats, quise font cependant avec la plusgrande facilité. MrtDufay, ayant