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Tome sixième.
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laisser clans la même terrinel'espace d’une aimée. Il citepour exemple la fumeterre donta peine tire-t-on quelques grainssi on n’y emploie que sept àhuit jours après les évapora-tions ordinaires, au lieu quel’on en tire considérablementaprès sept ou huit mois, si onla couvre comme il a été dit.( ColLecl. Académ.,part.Jranç.,t. I, p. 471. )

La manière dont M. de laGaraye préparait ses extraits,était de battre les plantes pen-dant huit heures, dans un vasede verre , avec un moussoirdestiné à cet effet, en obser-vant d’en mettre peu à-la-fois ;Je moussoir était mû par uneroue. Après avoir laissé repo-ser la liqueur pendant uneheure ou deux, on la verse surdes assiettes de porcelaine, ensorte qu’il y en ait peu surchaque assiette; on les exposeau soleil ou sur un bain-marie,dans un lieu destiné à cet usage.La petite quantité d’extraitTeste étendue sur l’assiette, donton la retire avec un gratoir.

On peut faire de cette ma-nière des extraits de violettes ,de roses, d’œillets et de quel-qu'autres fleurs , afin de leurconserver leur odeur et leurcouleur. M. de la Garaye a faitimprimer, sous le litre de Chi-mie hydraulique pour extraireles sels essentiels des végétaux ,animaux et minéraux , un ou-vrage où il donne le détail deses procédés. Cette opérationqui, toute bonne et utile qu’elleest, ne laisse pas d’être em-JoVrassante, a été abrégée par

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M. Geoffroy ( Voyez CollectimiAcad ., partie franç. , t. VIII ,p. a 5 i), de manière que desmalades qui sont obligés defaire usage de certains purga-tifs, pourront les préparer eux-mêmes.

Il a trouvé que l’eau bouil-lante versée sur les mêmes ma-tières, produisait le même ef-fet, et tirait aussi bien tous lesprincipes des végétaux.

Ainsi, par exemple, sur ungros de séné en poudre, il aversé trois demi-setiers d’eaubouillante qu’il a laissé infu-ser à chaud pendant vingt-quatre heures; il a ensuite fil-tré l’infusion qu’il a fait éva-porer au bain-marie, dans uneterrine de crystal , jusqu’à lapremière consistance de syropclair; il l’a ensuite distribuésur des assiettes de porcelainepour achever l’évaporation jus-qu’à sec au même bain; il ena retiré vingt-quatre grains quiéquivalent à un gros de sénéqu’on donnerait en infusion ;ils purgent de même, et n’enont pas le désagrément.

Il en est de même du quin-quina , de la gratiole, de lasaponaise et d’autres purgatifs.

Il est fâcheux que cettemanière soit longue , et nepuisse être faite que sur de pe-tites doses, attendu que dansbien des cas elle pourrait êtreutile.

En 1798 , M. Vauquelin alu,à la Société des pharmaciensde Paris , un mémoire sur leprincipe extractif des végétaux;on y trouve une suite d’expé-riences par lui faites, et dont