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fois sur des fagots d’épine ,où elle s’évapore en tombant.Ou la fait ensuite bouil -lir dans des chaudières ; niaisune trop grande chaleur faitévaporer une partie de l’acidemarin , et le sel conserve alorstrop d'alkali qui le rend cor-rosif et en fait un sel amer.Il faudrait, si cela était pos-sible, ne se servir que de lachaleur du soleil , ou d’uneà-peu-près égale.
Le sel évaporé au soleil ouau feu , dépose au fond desbassins une terre gypseuse etun sel amer, qui ressembleà de la glace qui. fond enécume sur de la braise, et quià l’air de tomber en poussièreblanche ; c’est de cette ma-tière que se fait, avec l’acidevitriolique , le sel d’Angle-terre. ( Collection Académique ,partie française , tome XlII,page 110 ).
N°. I. Maniéré de blanchir le selmarin.
On fait fondre dans une suf-fisante quantité d’eau , le selqu’on veut blanchir. Cette eauenlève toutes les parties hété-rogènes et grossières ; on lapasse à travers du papier gris.En faisant évaporer cette eaufiltrée à un feu doux, on ob-tient un beati sel blanc.
Voyez au mot Viande l’usagequ’on fait du sel marin pourla conserver.
§ XI. Sel méphytique.
On donne ce nom à un selque M. Lejart, médecin à la
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Flèche, a retiré des eaux d’unsfontaine méphytique, c’est-à-dire, qui exhale des vapeursfortes et sulfureuses; il a re-connu à ce sel, qui est de cou-leur jaune, de grandes pro-priétés; il purifie la masse dusang, agit par les sueurs, parles urines, et est un excellentspécifique pour les obstructionsdu cerveau ; ce médecin ditti'on l’emploie avec succèsans les fièvres malignes, dansla rougeole et dans les mala-dies vénériennes. On le ven-dait en 1762, dans la ville dala Flèche.
§ XII. Sels neutres.
M. de Morveau , en i^q, aprouvé , par des expériencesfaites dans le laboratoire del’Académie de Dijon , que laterre du mercure, précipitéspar l’alkali, était attaquée parla dissolution du borax, et quela dissolution d’une once deborax pur se chargeait, aprèsquelques heures de digestionau feu de sable, de 29 grainsde terre mercurielle, c’est-à-dire, d’environ la vingtièmepartie. ( Voyez les détails decette expérience dans le Jour-nal de la Blancherie , 5 o no-vembre 1779, p. 16 ).
§ XIII. Sel sédatif.
L’eau du lac de. Monte-Ro-toudo, dit Cherchato, dans laprovince inférieure de Sienne ,en Toscane , est trouble, blan-châtre, fort chaude, et pres-que bouillante. Sur 120 livres