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Contiennent, ainsi que les se-mences , dans des lieux secs etfrais.
Quant à certaines semencesque l’on Tait passer au-delà desmers , telles que celles du ma-gnolia , du laurier , le meuxest de les stratifier sur de lamousse fraîche, nouvellementramassée, cueillie dans un temssec, pour qu’elle 11e soit mouil-lée ni par la pluie, ni par larosée ; les caisses doivent êtrebien fermées et recouvertes debrai, pour les préserver de toutaccident.
La nature indique elle-mêmele moment où l’on doit mettreles graines en terre; c’est celuioù , lorsqu’étant parvenues àune parfaite maturité, elles serépandent d’elles-mêmes ; d’a-près ces principes , la grained’orme , qui mûrit au prin-temps, c’est-à-dire vers le moisde mai, doit être semée danscelte même saison, ainsi queles pins et les sapins, parceque leurs cônes s’ouvrent dansles mois de mars et d’avril; aulieu que le gland , la châtaigne,la faine, doivent se semer enautomne. Quoique cette mé-thode 11e soit point praticablepour les graines qui viennentdes pays étrangers, il faut ce-
f ienaant chercher à s’en écartere moins qu’il est possible.
Quand ces semences étran-gères arrivent au printemps ,on les fait tremper un ou deuxjours clans l’eau avant de lessemer; 011 les sème dans desterrines, sur des couches chau-des, et on les couvre avec descloches d* verra ou des châssis,
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afin de précipiter leur germi-nation le plus qu’il est possible.Si elles n’arrivent quen été,on les met tremper dans l’eau ;on enterre les terrines dans unlieu frais, et on a soin que laterre ne soit que peu humec-tée ; par ces attentions , on re-tarde leur germination , afinqu’elle ne se montre qu’auprintemps suivant, parce quecomme la saison est déjà avan-cée , il y aurait à craindrequ’elles ne fissent de trop fai-bles productions, pour pouvoirsupporter la rigueur de l’hiver ;néanmoins lorsque, malgré l’in-tention, il se montre quelquesgraines de levées, on trans-porte les terrines sur des cou-ches chaudes ; on les couvre dechâssis, pour essayer de leurfaire prendre un certain degréde force avant que l’hiver ar-rive. Enfin, si les semences11’arrivent qu’en automne , onles sème dans des terrines quel’on pose dans une orangerieou à l’air, mais à un bon abri,et dès le printemps suivant, onles transporte sur les coucheschaudes.
Il est des semences, tellesque celles de l’épiue blanche ,qui ne lèvent que la secondeannée; pour parvenir à les fairelever la première année, ilfaut emplir des vases, lit parlit , de terre et de fruits d’é-pine nouvellement cueillis ;enterrer cespots avant en terre ;au printemps, on tire ces se-mences, qu’on sème sur descouches chaudes, et elles lèventassez promptement.
Lorsqu’on conserva les se-
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