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Tome sixième.
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mences de frêne pour ne lessemer qu’au printemps, il ar-rive souvent qu’elles ne sortentde terre que la seconde année ;mais toutes les fois qu’on cueilleçes semences dans le mois d’oc-tobre, et que sur-le-champ onles stratifie dans des pots avec,de la terre, elles lèvent alorspresque toujours dès la premièreannée.

De même lorsqu’on veut fairegermer les noyaux ou les grai-nes qui ont de la peine à lever,afin de les semer dans les pépi-nières, il faut, an mois de no-vembre, arranger ces noyauxou ces graines , lit par lit, dansun mannequin ou dans un ton-neau ; former un lit de noyauxet un lit de sable ou de bonneterre , d’un pouce d’épaisseur ,alternativement. Pour empê-cher que les noyaux se touchent,il faut faire couler le sable oula terre entre eux, mettre cetonneau dans une cave, ou l’en-terrer dans une couche de fu-mier ; au printemps , on planteces noyaux , ou l’on sème cesgraines dans des rigoles de cinqà six pouces de profondeur.

Bradley propose le procédésuivant pour accélérer la ger-mination des semences qui res-tent trop long-temps en terresans lever , en leur faisantéprouver une sorte de diges-tion.

Il faut mêler les semencesavec du son , mettre le toutdans un vaisseau de bois, hu-mecter ce mêlangeavecde l’eaude pluie ou d’étang , le laisseren digestion pendant huit jours

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sans le remuer ; au bout de troisjours , ce mélange commenceà s’échauffer , et la chaleur dela fermentation continueraitpendant trente ou quarantejours, si l’on avait soin d’en-tretenir humide ce mélange ;et Bradley prétend que si, aubout de huit ou dix jours dedigestion, on met les semencesen terre, elles germeront très-promptement.

Quelques auteurs croient queles semences trempées dans dela lie de vin ou dans du jus defumier , poussent plus vigou-reusement ; mais cela ne paraîtpas exact.

Quand on sème des bois quidoivent rester en place, onpeut mettre tout de suite lessemences en pleine terre ; maissi on veut les transplanter, enformer des allées, des quin-conces, il fauteonper les pivots,ce qui procure des racines la-térales qui donnent à l’arbre laplus grande facilité pour re-

f irendre ; sans cette précaution,es jeunes arbres provenus de se-mence poussent des pivots etpeu de racines latérales, et nepeuvent reprendre que très-rarement. C’est ainsi que lespêchers greffés sur amandierautrefois, ne pouvaient pres-que point reprendre,parce quel’amandier, pivotant naturelle-ment, ne poussait que très-peude racines latérales : il en ré-sulte un autre avantage très-important i les mêmes arbres ,qui n’auraient pu réussir dansdes terreins qui ont peu defond , y prospèrent mieux ,parce que leurs racines s’éten-