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Tome sixième.
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gueur, nous avons reconnu ai-Sément que le mobile est dansces deux pièces de bois. Quandou saisit ce serpent par les la-mes du milieu, et qu’on le tienthorizontalement, ces deux piè-ces placées aux extrémité, etbeaucoup plus pesantes que toutle reste , cherchent un pointd’appui; mais neletrouvantpas,à cause de la mobilité des la-ines qui se replient à droite età gauche , elles sont forcées desuivre cette impression, et toutela machine prend un mouve-ment vermiculaire.

Au reste , la parfaite imita-tion dont nous parlons, ne doits’entendre que pour lé mouve-ment en question; car la figuredu serpent estmal rendue : maiscette machine, telle qu’elle est,suffit pour étonner, sur-toutaux lumières.

On «n fait encore en ivoire ,ou plus communément de cor-ne , qui sont de petits chef-d’oeuvres d’industrie , et qu’oncroirait d’une grande difficultéà exécuter ; ils se font très-aisé-ment avec un vilbrequin taillépour cet effet : on les enfermedans des étuis : quand on lesouvre, ils s’élancent au-dehorspar l’élasticité des lames com-primées qui en font le ressort.Ces serpens artificiels ont l’a-vantage , par leur forme ronde,de ressembler plus parfaitementaux serpens , sans en imiteraussi bien les mouvemens.

SERRES CHAUDES. L’uti-lité des serres chaudes est cons-tatée par l’expérience; Useraitnéanmoins à souhaiter qu’onfit usage de beaucoup d’autres

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moyens qui n’ont pas encoreété mis en œuvre : il s’en pré-sente un dont l’effet est simpleet naturel ; c'est de se servird’un ventilateur. Celui qui a étéexposé à la curiosité publiquedans la salle du Grand-Conseil,me Saint-Honoré, pourrait ser-vir de modèle. Sou effet prin-cipal consistait à attirer l’airextérieur; et après l’avoir atti-ré, à le charger de particulesbalsamiques , aromatiques ,etc. : on pouvait, par son se-cours, rendre l’air chaud , sec,humide, ou participant de cesqualités; d’ott il résulte qu’onpouvait suivre la Nature pas àpas dans toutes ses opérations,et au milieu de la saison la plutrigoureuse, procurer à une serrele degré de chaleur nécessairepour la productiondes légumes,plantes, arbrisseaux, etc.; onaurait même pu diviser la serreen différentes portions,séparéespar un petit mur de cloison , etporter dans chacune la tempé-rature particulière qu’elle au-rait exigée, relativement à lanature des plantes qu’elle au-rait renfermées.(Voyez Poêles,

§ ni).

§ I er . Châssis du sieur Mallet.

Les châssis en plan inclinéavaient été regardés comme lesmeilleurs. Le sieur Mallet, jar-dinier à Paris , faubourg Saint-Antoine , fit, en 1778,connaîtredes châssis de nouvelle forme,qui méritent la préférence, àtous égards , sur les premiers.Il les a nommé châssis physi-ques. L’auteur va parler :