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la Blancherie , 1783, p. 09, lerapport des commissaires del’Académie d’architecture.)
Nous ajouterons que le mou-vement dont il s’agit peut s’a-dapter à toutes sortes de ser-rures, même celles déjà faites,tant compliquées qu’elles puis-sent être; 011 peut aussi, en yadaptant un verrou, s’en servircomme d’une serrure. Voici lamanière d’en faire usage :
11 y a un cadran à l’extérieurde la porte, lequel est diviséen plusieurs parties égales, etparcouru de deux ou trois ai-guilles.
Avant que de fermer, on placeces aiguilles sous telle divisionque l’on veut, soit ensemble,soit séparément ; quand on afermé, on dérange ces aiguil-les , et l’on ne peut ouvrir qu’enles remettant où elles étaientavant que de fermer ; il est aiséde voir que si le cadran est di-visé en cent, et qu’ily ait deuxaiguilles, on pourra fermer dedix mille manières différentes,et s’il y en a trois , un million :par cet exposé, l’on peut con-couclure que l’auteur lui-mê-me, la clef à la main, ne peutplus ouvrir, lorsqu’un autre ai’eimé ; car comment savoir,dans un million de secrets, le-quel 011 a voulu choisir ?
ioo.par 100.
10,000.par 100,
1,000,000,
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Voici les propres termes del’Académie royale des sciences,à l’examen de laquelle cettemécanique a été soumise :
« La manière dont cet effet» se fait dans le modèle que le» sieur Lafontaine nous a pré-» senté, est bien entendue, à ce33 qu’il nous a paru, pour que» cet effet soit sûr, et qu’on ne« puisse pas, par des tentatives» en-deliors,en faisant tourner
les
aiguilles, parvenir a re-
33 connaître la position à don-33 ner aux plaques pour ouvrir33 la serrure, défaut qui se33 trouve dans un grand 110m-33 bre de serrures de cette es-
33 pèce. 33
En tournant une vis qui esten-dedans de la chambre, lacombinaison n’a plus lieu, laserrure redevient ordinaire. Onpeutonvrir et fermer en-dedans.
Le cadran et les aiguilles surla porte exigent deux sujétions;la première, en ce qu’il fautbien se souvenir où étaient lesaiguilles lorsqu’on a fermé , afinde les remettre pour ouvrir; laseconde, en ce qu’il faut se ca-cher des étrangers lorsqu’onferme, afin qu’ilsne sachent pasla position qu’011 donne auxaiguilles. Le sieur Lafontaine,par un moyen aussi simple quesurprenant, a renfermé le ca-dran et les aiguilles dans l’an-neau de la clef: en sorte quece n’est plus une affaire de mé-moire, et qu’on peut ouvrir etfermer en présence des étran-gers et de l'auteur même, sansqu’i is puissent connaître de quelsecret on se sert, parce que lesaiguilles étant renfermées dans