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Araignée des jardins , la décou-verte de M. Bon , qui est pav-\ eim à faire des mitaines et desBas de soie d’une belle couleurgrise naturelle, avec les coconsce soie dans lesquels ces araig-nées enveloppent leurs œufs.
La Gazette de France y du 12octobre 1770, a annoncé que M.Sieuve, naturaliste,déjà connupar un traité sur les vers quipiquent les olives , et par unmémoire sur le moyen de pré-server les étoffes de laine desvers qui s’y attachent, ouvragecouronné par l’Académie deBordeaux , a aussi découvertsur les pins la matière d’unenouvelle soie argentine , forte,élastique et très-abondante , quine provient pas d’un cocon dechenille à papillon , mais quiest l’ouvrage des vers à mou-che. Il avait fait sur cette sin-gulièredécouverte, un mémoirequi devaitétre lu à l’Académieroyale des sciences , après larentrée.Ne serait-ce pas la psylledont nous avons parlé dans no-tre Manuel ?
§ I tr . Tirage des soies.
On sait que lasoie de Nankin est supérieure à tontes les soiesd’Europe , par sa blancheur etson lustre argentin : notre soielient de la nature une blancheuraussi belle que la soie de Nan kin ; mais pour l’obtenir aveccette beauté naturelle , il fau-drait avoir recours à un procédéqu’indique M. Poivre, dans leJournal sur les Arts et l'HistoireNaturelle , de M. l’abbé RozierIl faut d'abord tirer lus cocons
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à l’eau la plus chaude qu’i] estpossible, observer de ne pascroiser les (ils , et multiplier lesfrottemens aux fils qui passentrapidement de la bassine sur ledévidoir. Ou peut imaginer di-vers moyens pour produire cefrottement : les Chinois fout pas-ser leurs soies dans un anneaude verre : on peut la faire passerà travers des filières de verresur des cylindres aussi de verre ,et lui faire subir ainsi plusieursfrottemens successifs : le peu degomme qui reste à la soie,faitqu’en passant sur le verre, lesbrins se collent, s’applatissent ,prennent le plus beau lustre,sur-tout lorqu’o» a soin que lesbrins 11e se'croisent point ; parcequ’alors le reilet de la lumièredevient égal : on évite le croi-sement des brins de soie, eu nesoulevant point à la main lesGoconshors delà bassine, com-me le font ordinairement lesdevideuses.
Lorsqu’on jette les corons dansl’eau bouillante pour les dévi-der, l’humeur grasse, visqueuseet rousse que rendent les chry-salides renfermées dans les co-cons , altèrent la blancheur na-turelle de lasoie; pour y remé-dier, il faut jeter dans une bas-sine d’eau bouillante, contenantsix ou sept bouteilles d'eau , uneonce d’aluu de roche bien pul-vérisé , dans le temps que laftleusey jette les cocous pour lesbattre : l’eau chargée de ce seldessicatif absorbe les partiesgrasses; le nerf de la soie n’estnullementa Itéré.
Lorsqu’on a tiré sa soie , avecles précautions indiquées ci-
dessus