SON
démontre qu'un corps sonoremet en vibration, par le moyende l’air environnant, un autrecorps sonore, pourvu que lesvibrations de celui-ci soientrentrantesaveclessiennes, aprèsun petit nombre.
M. Wallis, et depuis M. Sau-veur, ont démontré, par desexpériences, que deux partiesinégales d’une corde pouvaientdonner le même ton. M. Sau-veur imagina que puisque troisquarts de la corde rendaient lemême ton qu’un quart ( lors-que le chevalet ou l’obstaclen'empêche pas entièrement lacommunication des vibrationsdes parties), res 3 quarts se par-tageaient en 3 parties égaleschacune an I er . quart, et qu’ily avait nécessairement entreles vibrations des parties égalesun point immobile , auquel ildonnait le nom de nœud. Lesparties vibrantes, il les nom-jmail ondulations, et il appelaitventre de. l'ondulation, le mi-lieu des parties vibrantes Cettethéorie de M. Sauveur fut miseen expérience sous les yeux del’Académie . On plaça sur lesnoeuds et les ventres des ondu-h. .ms. de (rès-petils morceauxde |..ipiei à demi-pliés, quipouwieut tomber sans peinea i moindre mouvement. Onpinça -a corde, Pt l'on vit avecsurprise et plaisir que les petitspapiers des ventres tombaientaussi-tôt, et que ceux des nœudsdemeuraient en place. Pourmieux les distinguer , on seservit de papiers rouges etblaucs ; on tuit les rouges surles nœuds , et les blancs sur
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les ventres et vice versa , et iln’y avait que ceux d’une cou-leur qui tombassent.
SOUDE. Nous avons dit unmot, à l’article Sel , § III, decelui de la soude. Nous avonsomis de dire que M. GuitonMorveaux , d’après des efflo-rescences de soude observéessur des murs, avait entrevu lemoyen d’opérer la décomposi-tion du muriate de soude parson mélange avec la chaux vive,ce qui donne la possibilité d’é-tablir des soudières artificielles ,comme on a établi des minièresartificielles.
Les cit. Deyeux et Parmen-tier ont remarqué des efflores-cences en grande quantité dansj les communes maritimes, de-j puis Oslende jusqu’au Havre .
Le Bulletin de la SociétéPhilomatiçue , floréal an 2 ,fait mention de trois procédéspour extraire la soude du setmarin ( muriate de soude'). Parle premier, la soude est extraitedu sulfate de soude au moyendu fer réduit en petites parties.Par le second, le sulfate desoude est décomposé au moyendu charbon et de la craie, etl’on obtient de la craie sulfuréeet une soude fort semblable àcelle du commerce. Par le troi-sième, on décompose immé-diatement le muriate de soudeau moyen du sulfate de fer.Les commissaires nommés pourl’examen de ces procédés, ontp#nsé que le troisième est leplus économique de tous, etd’un succès complet, sur-toutsi, au lieu du sullate de fer ducommerce, on emploie celui
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