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Tome sixième.
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tiré des pyrites, des tourbes ,des charbons pyriteux , etc.Voyez à l'article Potasse, lamanière de purifier la soude ;■voyez aussi l'art. Sels, § III.

SOUDER ( art de \ C’estl'industrie de joindre ensembledeux ou plusieurs métaux , àl’aide d’un fondant métalliqueque le feu puisse faire entreren fusion plus facilement queles métaux que l’on veut join-dre ou coller les uns aux autres.On nomme soudure le fondantque l’on emploiepour réunir lespièces ; mais cette soudure va-rie en raison des métaux quel’on veut souder, et par la ma-nière dont on l’applique.

Les métaux entrant en fusionplus ou moins facilement, sui-vant leur nature et suivant leursalliages, on doit proportionnerla composition de la soudure àleur nature. Lorsqu’on ventsouder deux morceaux d’unmême métal ou des métauxdifférens , il faut que chacunde ces métaux commence à en-trer en fusion par les bords, sansque 1e reste y entre , et que lasoudure, en se fondant totale-ment, réunisse les deux mor-ceaux de métaux; c’est pour-quoi, dans la soudure, on faitordinairement entrer une por-tion du métal que l'on veutsouder, auquel on joint uneportion plus ou moins grandede quelqti’aulre substance mé-tallique qui en facilite la fu-sion : ainsi on peut réduire cetteindustrie à ces principes, quela soudure doit entrer plus fa-cilement en fusion que le mé-tal ou les métaux que l’on veut

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souder; qu’il faut donner à lasoudure, autant qu’il est pos-sible , la couleur des métauxqu’on veut souder; qu’il fautprocurer à la soudure, par l’al-liage, à-peu-près la même so-lidité , la même ductilité qu’aumétal qu’on veut souder : sansquoi la soudure ne serait pointde durée, et il ne serait paspossible de la polir, de la tra-vailler, de la ciseler; et queles métaux étant différemmentalliés , exigent des souduresdifférentes.

§ I er . Soudure pour T or.

Si ce sont des pièces d’orquel’on veuille souder , on prendde l’or semblable à celui dontest la pièce, c’est-à-dire de mê-me alliage, et on y ajoute unpeu d’argent pour en augmenterla fusibilité; on fait fondre lemélange dans un creuset biennet, en observant de le remuer;on y ajoute un peu de borax :lorsque le tout est parfaitementfondu , on le vuide dans unelingotière ; on bat cet alliagepour le réduire en une lametrès-mince, que l’on fait bouil-lir dans de l’eau dans laquelleon a fait dissoudre de l’alun,après quoi on peut employer cetalliage pour souder.

Lorsque les morceaux quel’on veut sonder sont d’or fin ettrès-délicats ,on ajoute jusqu’àun quart d’argent ou même lamoitié de la quantité d’or qu’ony emploie pour donner plus desolidité à lasoudure ; si lesrnor-ceaux que l’on a à souder sonttrès-petits, on forme un creux