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Tome sixième.
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Comme ce travail fait perdrean fer de son nerf, M. de Buf-fon avait imaginé que, pour lesarmes à feu, i\ fallait employerfin fer non encore porté à sonétat de perfection, parce quele travail de la soudure achè-verait de le perfectionner. C’estaux artistes habiles à juger decette idée.

SOUFFLETS. Toutlemondeconnaît le mécanisme simpledes soufflets. Ceux à deux ainesdes appartemens et ceux desforges ne diffèrent que par leur

f randeur : maison peut rendreesouflletsimpleaussi utilequecelui à deux âmes.

Les soufflets de bois, sans lemoindre morceau de cuir, vien-nent des Allemands . Jean Lob-singer, de Nuremberg , en cons-truisit en 1 55 o, pour des orgueset des forges. On en fit usageau Harts pour la première foisen i(i?.i; ceux-ci furent cons-truits par Louis Pfanenschmid,de Thuringe en Saxe, qui ahabité Asfeld, près de Goslar .

Les chalumeaux de verre dontse servent les Italiens pour laconstruction des baromètres ,ont au bout de leur tuyau uneboule d’où sort le bec du cha-lumeau ; l’air s’y comprime etcontinue de souiller quand l’ou-vrier reprend haleine. M. Pin-geron pense que cette méthodeappliquée au soufflet simple,fui ferait produire les effets dusoufflet à deux âmes. Voici cequ’on lit à ce sujet dans le Jour-nal de M. Buc'/iaz ,, novembre1780 : On adaptera au bout dusoufflet simple un globe de cui-vre ou de fer creux, d’où partira

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le bout du tuyau par lequel l’airsortira pour se rendre dans lefoyer de la forge. Il faudra avoirle plus grand soin que l’ouver-ture par laquelle l’air passeradu soufflet dans le globe , soitbeaucoup plus grande querellepar laquelle il s’échappera dece globe , et que cette premièreouverture soit garnie d’un cla-pet qui, en se fermant , empê-che l’air de rentrer dans le corpsdu soufflet. L’air comprimé dansle globe continue de sortir aveceffort dans le temps même quele soufflet ne chasse plus d’airdans ce réservoir. De cette ma-nière le courant se perpétue , etle temps employé pour fairerentrer de nouvel air dans lecorps du soufflet n’est pas untemps perdu. M.Pingeron pensequ’ou pourrait substituer au glo-be une boîte carrée ou un groscylindre creux. (Journal Ency-clopédique , I er . juin 1779. )

É111728, M. Ragnès de Mont-pellier , et en 1729 M. Terrai,ont présenté à l’Académie dessciences des soufflets de cons-truction particulière , et quipouvaient être employés utile-ment pour les fourneaux à fon-derie , les forges , etc. L’Acadé-mie a trouvé que ces souffletsavaient beaucoup de rapportavec le porte-vent décrit parAgricola , dans le VI e . livre dere metallicâ , à une machinequi porte des volants pour van-ner le bled , en usage dans quel-ques provinces, et à quelquesautres machines décrites par dif-férens auteurs.

En 1705 , M. Peilhou de Fa-ret a présenté à cette même