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Tome sixième.
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-Académie, une machine pourfaire aller les grands soumetsdes fourneaux de mines defer, dans les temps où l’eauque l’on emploie vient à man-quer , ce qui n'arrive que tropsouvent. Des chevaux , en fai-sant tourner une grande roue,étaient le principe du mouve-ment qui , distribué ensuitedans les différentes parties delàmachine , selon les directionsnécessaires, se terminait à fairebaisser , par le moyen de cer-tains leviers , les tables supé-rieures ou volées des soufflets ,après quoi d’autres leviers cor-respondaus relevaient ces mê-mes tables , ce quiopérait le jeualternatif nécessaire. L’acadé-mie a jugé que cette machinepourrait être très-utile. L’auteurl’avait même disposée à pou-voir servir lorsqu’on aurait assezd’eau.

En 1742, M. Barthès de Nar-bonne , chargé de lever la cartede la province de Languedoc ,a envoyé à l’Académie un mé-moire sur la construction dessoufflets de certaines forges,produits par la chiite de l’eau.

Ces soufflets sont en usage dansle Languedoc , les Pyrénées etautres pays de montagnes , etproduisent plus d’effet que lesplus gros soufflets de cuir; d’ail-leurs leur action continuée lesrendd’unegrandeutilité. Il fautpour les établir une clnite d’eauau moins de i 5 pieds de hau-teur; celte eau est reçue dansun ou plusieurs entonnoirs,quise terminent par des goulots de3 ou 4 pouces de diamètre à lapartie supérieured’un long tuyau

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vertical de bois ou de fer-blanc,d’environ un pied de diamètre ,dont la bouche inférieure estsoudée au fond supérieur d’unecaisse ou cuve renversée, quiporte par le bas sur le terrein.L’eau en tombant se brise et seréduit en grosses gouttes ; elleest encore subdivisée contre unssellette ou pierre platte qu’ellerencontre dans la cuve , d’oùelle rejaillit de tous les côtés. Laquantité d’air qu’elle entraîneavec elle ne pouvant point s’é-chapper par le haut à cause del’eau qui remplit le goulot del’entonnoir , ni par en bas parceque l’eau s’y amasse continuel-lement , et s’y élève d’un piedou deux au - dessus des fentesqu’on a ménagées entre le lcr-rein etlesdouves pour son écou-lement ; cet air ainsi renfermé ,est contraint de sortir par unpetit tuyau soudé au hautde lacaisse , qui , en se rétrécissantde plus en plus , le conduit aufourneau où il darde sur lescharbons.

Voilà en gros la descriptionde cette machine ingénieuse,dont la perfection dépend de lajustesse des proportions , quidemande de l’art pour saisiravec exactitude les rapports.( Collect. Acad. , partie jranç. ,t. IX , p. 426. ) Cet appareil aquelque rapport avec la ma-chine imaginée pour souffler lefeu dans les mines de Tivoli,près de Rome , dont ou trouvela description et la figure dansla Collection Acad., part.étrang.,t. 11, p. 6.

C’est sans doute sur ce prin-cipe que M. de Launay a ima-