Iiô sût)
giné le projet d’une machinedestinée à faire tin jet d’air, soitpour animer la lampe de l’é-mail leur, soit pour suppléer auxsoufflets dans les laboratoires ,où l’on fait des essais de minesou de métaux. On en trouvera ladescription dans le Journal dela Blancherie , 1786, pag. 275.Nous ne la donnons point, parceque nous la croyons insuffisante.
En 1786, l’Académie de Tou-louse a proposé pour sujet duprix de 1789 , de d‘terminer lacouse et la nature du vent pro-duit parles chûtes d'eau , princi-palement dans les trombes desforges à la Catalane , et d’assi-gner les rapports et les différencesde ce vent , avec celui qui est pro-duit par l’éolipile. Nous igno-rons si le prix de 5 oo liv. a étérem porté.
On trouve dans le Journal desArts et Manufactures , t. I tr . ,p. 468, la description et la ligured’un soufflet jumeau , à ventcontinu, à l’usage de l’émail-leur. Ce soufflet a l’avantage dedonner un vent plus où moinsfort à volonté , par le seul chan-gement de position d’un poidsqui charge la planche mobiledu soufflet servant de réservoir;de 11e pointdonner un vent plusfort que celui qui aura été jugénécessaire, par le moyen d’unesoupape de décharge ; enfin dediriger le vent du coté que l’ondesire , par le moyen du tuyaumobile du soufflet.
Le premier rapport général destravaux de la Société Philoma-tique , p. 76 , fait mention d’unEssai sur les trombes ou chûtesd’eau ventilatrices , par le cit.Riche.
SOU
SOUFRE. Le soufre est unésubstance combustible qui sedétruit lorsqu’on la brûle à unfeu libre; il s'exhale uu acidesulfureux , qui fait périrtous les insectes et animauxqui ont vie, et qui est très-propre a purifier l'air ; c’estpourquoi lorsqu’un vaisseauvient d’1111 long cours, ou doitbriller du soufre dans le fond docalle, après avoir fermé exac- /I tetm-nl toutes les ouvertures ;les rats, les souris et autresani-maux périssent, et on rend leVaisseau bien plussalubre pourle nouvel équipage ; on doitaussi faire la même chose avantde demeurer dans les vieillesmaisons qui ontété long-tempsinhabitées. Q Voyez aussi l’ar*licle Tachés , § IV ).
§ 1 er . Crystaux de soufre.
La décoction des plantes anti-scorbutiques noircit l’argentcomme les matières hydro-gènes M. Bauiné a tenté l’ex-périenre suivante : douze livresde raifort sauvage, pilées dansun mortier, distillées au bain-marie dans un alambic d’étainavec six livres d'esprit de-vinrectifié, ont fourni une liqueurchargée d’un principe âcre etvolatil; à peiiie en pouvait-onsupporter l’odeur vive et péné-trante : au bout de six mois, laliqueur perdait successivementsa force à mesure qu’il se dé-posait des crystaux , qui , àl’essai, se sont trouvés être debeau soufre en aiguilles d’unetrès-belle couleur citrine.