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liersqui garantissent les piedsde l’hmniclité, de la manièresuivante :
On râpe du liège avec unegrosse lime, et l’on fait unepoudre semblable à delascinrede planches. Lorsque la pre-mière semelle du soulier estmontée, on enduit en-dehorscelte semelle d’une couche decolle d’Angleterre sur laquelleon étend une couche de rapurede liège : quand le tout estbien sec, on y jette par se-cousse avec une brosse de soiede cochon faite en forme degros pinceau, de la colle d’An-gleterre , et l’on répand encoresur cet enduit de la sciure deliège. La même opération serenouvelle sept à huit fois.J,’enduit ayant l’épaisseur d’undoigt, ou pose dessus la der-nière semelle que l’on a prépa-rée ; on l’attache avec deuxdoux, et l’on bat le tout jusqu’àce que l v enduit de liège et decolle soit réduit à l’épaisseurd’un écu de 5 livres, après quoil’on coud comme àl’ardinairela dernière semelle. Ces sou-liers peuvent être faits avecbeaucoup de propreté pourhommes et pour femmes; ilssont aussi légers que les souliersordinaires; l’humidité ne lespénètre jamais, et l’enduit quine rompt point a une espèced’élasticité qui les rend plusdoux.
En 1776 , le sieur Potot ,cordonnier, a présenté, à l’A-cadémie des sciences, plusieurséchantillons de cuir, passés ausuif suivant un procédé parti-culier, dans la vue de rendre
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ces cuirs impénétrables à l’eau.'Après plusieurs épreuves faitespar les commissaires , l’Aca-démie a porté , le 19 mars 1776,un jugement favorable. Cecordonnier en a depuis annon-cé d'impénétrables à la gelée.
En 1785, le Journal de la.Blancherie , p. 22, a annoncéque le sieur Saligni possédaitun secret de rendre les souliersimpénétrables à l’eau ; il n’em-ployait que le cuir ordinaire;mais il disposait l'intérieur doson soulier d’une manière quine changeait et n’augmentaitnullement sa forme, et dont ilse réservait le secret. Le prixd’une paire de souliers étaitd’un louis. (Voyez Peaux à l'è-preuve de. P eau ).
En 1784, le sieur Troussier,maître chapelier, a fait annon-cer, dans les papiers publics,des souliers ou sabots Chinoisfeutrés.
Eu 1785, le sieur Ballette,maître cordonnier, a fait an-noncer des souliers de nouvelleconstruction, dont l’objet étaitde préserver le pied de l’iiu-midité, et de garantir les basde la malpropreté des boues.Deux souliers complets étaientposés l’un dans l’autre pour11’en former qu’un. Leur cons-truction , dont l’auteur se ré-servait le secret, était telle,qu’il n’y avait ni grand poids,ni dureté, et que le soulierextérieur pouvait être raccom-modé , sans qu’on endomma-geât celui qu’il renfermait.Unfaux talon placé au milieu duvéritable, et moins large quecelui-ci, prévenait l’effet del’éclaboussure,