sou
sourds et les muets ; voy. aussiSurdité.
SOURIS. La souris serait unanimal moins rebuté, si ellene rongeait pas nos meubles, sielle ne consommait pas nosprovisions, si elle n’avait pasune odeur désagréable, et sielle ne ressemblait pas au ratque nous détestons avec plus deraison.
Les souris blanches aux yeuxrouges, jouissent de quelqueprédilection j on les tient encage; peut-être sont-elles sus-ceptibles de s’apprivoiser. En1792, nous avons vu, sur lesboulevards, une cage dans la-quelle étaient huit à dix sourisblanches. Dans celte cage, ily avait un plateau monté surun pivot; ce plateau mobiles’inclinait pour recevoir les sou-ri!> : quand une fois les sourisétaientsur le plateau, leseffortsu’elles faisaient pour marcheronnaient l’impulsion au pla-teau , qui ne cessait de tournerrapidement. Rien n’était plusoriginal que de voir une souristoujours eu mouvement dansla même place sur ce plateau.
Voyez Rats , Mulots.
Un particulier de Tours aimaginé une nouvelle espècede souricière en fil de fer. Laplanche qui sert de fond estmontée sur deux petits pivotsqui tournent dans un cercle debois, dont la souricière est en-tourée. O11 pose cette machinesur un pot quelconque remplid’eau. La souris entre par l’ou-verture ordinaire pour saisirl’appât et se noie dans le pot,au moyen de l’équilibre que
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tient le fond de la souricière,qui, soit à droite, soit à gau-che, se baisse et se relève aumoindre mouvement. On assureavoir pris, dans une seule nuit,88 souris avec une telle ma-chine. ( Journal Encyclopédique,i 5 août 1774. )
SOUTERREIN. Voy. Mon-tagne.
SOUVENIR. Voyez Ta-blettes.
SPALME. Ee Journal de Ver-dun , septembre 1727, p. 235,dit que le spalme a été inventépar le sieur Maille, et le Jour-nal des Savons , 1728, p. 167fait mention d’un vernis mas-tic ou spalme, inventé par leS r . Maille, et dont on peut seservir pour garantir les bois decharpente exposés à l’air et quitrempent dans Peau. Il s’est éta-bli, à Carrière-S.-Denis près deChaton, une manufacture royaleoù l’on prépare le spalme, ma>tière composée,delà plus grandeutilité. C’est un courroi masticqui a la propriété de garantirde toute pourriture et de la pi-quure des vers les bois qui ensont enduits, qui sont exposés àl’air, ou qui trempent dansl’eau. Ce courroi est excellentpour calfater les vaisseaux quifont de longs voyages: on peut,par son usage, se dispenser dudoublage, et d’une carène pourles vaisseaux qui fout le voyagede l’Inde , et de trois carènespour ceux qui naviguent dansles mers de l’Europe et danscelles du nord de l’Amérique .Il a l’avantage de s’iucorporeret d'adhérer intimement avecle marbre, le 1er, les pierres,