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avant le lever du soleil , secoucher le ventre contre terre,observer les endroits où l’onvoit de petites colonnes de va-
J leurs s’élever, ou remarqueres places où les cousins formentdes tourbillons ; on prétendu’en creusant on découvriraes sources. On dit encore qu'ilfaut avoir une aiguille large,construite comme une bous-solle, dont un des bouts soitd'un bois propre à se chargerd’humidité, comme le saule,le sureau, suspendue avec uneficelle par le milieu de sonaxe ; on essaie de la tenir enéquilibre à diverses places ;lorsque l’aiguille s’incline ,c’est une preuve, ajoute-t-on ,qu’en fouillant on pourra dé-couvrir une source. L’observa-tion de la naissance de roseaux,ou quelquesautresplantesaqua-tiqu.es dans certains endroits ,peut servir d’indication.
Les Norwégiens font en terreun trou profond de 4 pieds ;ils y mettent un gobelet d’étaintrès-haut et renversé, dans lefond duquel ils ont fixé, avecde la poix, un flocon de laine;ils referment le trou. Trois ouquatre jours après, s’ils trouventla laine humide, ou s’ilsy voientpendre quelques gouttes d’eau,ils se croient assurés d’avoirdécouvert la source. M. Pori -loppidan, évêque de Bergen ,auteur de l 'Atlas Danicus , pré-tend que cette épreuve a tou-jours réussi. ( Journal Encyclo-pédique , i 5 septembre 1773 . )Un des moyens les plus cer-tains (car on doit compter pourrien celui de la baguette divi-
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natoire et le blétonisme ) f eslune grande tanière propre àreconnaître la nature des ter-res : la terre humide , imbibéed’eau, indiquera les lieux oùl'eau peut sourciller. (VoyezT arriéré. )
Les réflexions sages de M. daLalande, dans son article Hy-droscope de l’ Encyclopédie , sup-plément, t. III, çag. 478, au-raient dù prémunir les espritscontre le charlatanisme de ceuxqui se disent favorisés de lanature, et doués du privilège
f ilus qu’humain de découvrires eaux dans l’intérieur de laterre. Eu 1780, on annonça unpaysan nommé Bleton,qui pos-sédait ce merveilleux talent.La crédulité s’empara des es-prits, au point que des hom-mes instruits, peu faits pourcéder aux préjugés vulgaires,prirent la défense du Bletonis-nie. Ce serait donner trop d’im-portance à ce prétendu phéno-mène déjà oublié , que derapporter les différentes épreu-ves et expériences auxquelles011 soumit à Taris l’iiydroscopeBleton en 1782. Le Journal deParis en rend compte dans plu-sieurs de ses feuilles , et notam-ment dans fa feuille du 26décembre 177S, où se trouveinsérée une lettre de M. déMorveau. ( Voyez aussi le Jour-nal de la Blancherie , 1782, p.
1 55 , 169, 177, i8t>, 193, 201 et217,011 l’on combat avec avan-tage les erreurs d’une aveuglecrédulité.
SOURD. Vo y., au mot Mue.t yla manière de faire parler les