S T A
4e Meronon. On en trouve unlong extrait dans te Magazin.Encyclopédique.) 1796 , t. III,p. 1 85 et 5a4- On y voit que lastatue de Memnon n’était pasdans un temple, mais en pleinair , à l’entrée du portique d’untemple, près deThèbes; qu'elleétait colossale, et que les prêtrespouvaient avoir quelque partaux sons qu’elle rendait.
Quoi qu’il en soit, il est plusaisé de croire à ce phénomène,qu’à la tête construite , disentquelques auteurs, par Albert le Grand , au moyen d’une méca-nique très-ingénieuse, de ma-nière qu’elle parlait.
§ Vf. Statues parlantes.
La mécanique peut bien , parle moyen de leviers, de poulies,de cordes, desoufilets, animer,pour ainsi dire,unautomate, aupoint même de lui faire rendredes sons : elle a donné ses preu-ves en ce genre ; mais lui fairearticuler des paroles, cet effetparaît être au-dessus de ses for-ces. Cependants’i 1 faut en croirequelques auteurs anciens , telsne Porta, le P. Kircher, le P.chotl et autres, AlbertleGrand,qu moyen d’une mécanique très-ingénieuse, avait construit unetête qui avait la faculté de par-ler. Le fait est-il bien constant?Quels étaient ses moyens ? Enattendant de plus grands éclair-cissemens sur ce point , il esttrès - permis de douter de cephénomène ; mais on auraitpeut-être tort de nier ta possi-bilité, absolue des moyens mé-caniques.
S T A 123
Il ne sera pas inutile de faireconnaître les artifices qu’on peutemployer pour faire accroirequ’une statue parle.
Il a paru , il y a des années,à Paris , un homme qui faisaitvoir un Bacchus , de grandeurnaturelle,assis sur un tonneau ,qui prononçait toutes les lettresde l’alphabet et quelques mots :le prestige consistait en un en-fant caché dans ce tonneau, etqu’on avait stylé à prononcertoutes les lettres d’une manièreextraordinaire , afin de faireprendre le change.
Nousavons,au mot Androïde,fait quelques réflexions sur unepetite figure qui semble parler uen lisant cet article , on voit cequi cause cette illusion.
On peut encore , sans grandesorcellerie , construire deuxfigures placées aux deux côtésopposés d’une salle, dont l’uuerépète à une personne ce qu’on,a prononcé fort bas à l'oreillede l’autre figure , et sans qu’au-cun de ceux qui sont dans cettesalle puissent l’entendre. Pourcet effet ayezdeux têtes ou bustesde plâtre ou de carton , posessur leurs piédestaux à la hauteurd’une personne de taille ordi-naire: placez-ies dans une salleà deux endroits éloignés l’un del’autre de telle distance que.vous jugerez convenable: con-duisez un tuyau de fer-blanc,d’un pouce de diamètre, qui,commençant à l’oreille d’une deces figures , descende le longdu piédestal sur lequel elle estposée , traverse ensuite le des-sous dû plancher, remonte lepiédestal de l’autre figure , et