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vient à polir tout l’ouvrage :quant au poli, il se donne surla peinture de la même manièreque l’on a dit qu’il s’exécutesur les fonds.
Si l’on s’appercoit en polis-santqu’ilse soit formé quelquespetits trous, on les remplit avecdu plâtre délayé très-clair avecde l’eau collée et de la mêmecouleur. Il est même d’usage ,avant d’employer l’Jiuile poul-ie poli, de passer une teintegénérale de plâtre coloré etd'eau collée tres-claire sur toutela surface pour boucher tousces petits trous.
Ces marbres de compositionsont fort beaux , lorsque lesmélanges en sont bien enten-dus, et qu’ils sont bien polis :on peut non-seulement en for-mer des tables , mais encoretoute autre chose, même dessalions entiers; ce qui est ce-pendant fort coûteux, à causedu temps qu’on emploie à po-lir. Il faut avoir attention dene pas laisser tomber d’eau surles tables lorsqu’elles sont po-lies , attendu qu’elle les tache,et qu’il est fort difficile de leurrendre le poli lorsqu’elles l’ontainsi perdu.
On trouve dans le Journal deParis du 3 février 1777, l’an-nonce d’un marbre factice de lacomposition du sieur Grisel.
SUBSTANCES. Un moyende distinguer les substances ani-males des végétales, c’est de lesfaire brûler. Les substances ani-males grillent au feu et s’y ré-duisent en charbon ; elles don-nent peu de flamme, à moinsqu’elles ne soient huileuses ;
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alors c’est la graisse qui donnede la flamme. Les substancesanimales ne conservent pointle feu , et exilaient d’ailleursune odeur d’ai kali-volatil, aulieu que les substances végéta-les s’allument et brûlent,ce quifait que des mèches de soie oude laine ne seraient d’aucunusage. ( Voyez Mèches).
SUCCIN. Onemp'loie la tein-ture de succin dans les affec-tions hystériques et dans quel-qu’autres maladies. M. Cornettea publié dans les Mémoires del'Académie,-année 1780, un pro-cédé pour se procurer aisémentcette teinture. U finit prendreune once de succin grossière-ment pulvérisé , le faire bouil-lir cinq ou six minutes avecpareille quantité d’acide ni-treux affaibli jou décanté l’aci-de, et on laisse quelque tempségoutter le succin sur un papiergris. On le met ensuite en di-gestion dans un matras avecquatre onces d’esprit - de - vinrectifié. On se procure, par cemoyen, uneleinture rougeâtre,d’une odeur agréable, légère-ment éthérée. ( Voyez Ambrejaune').
SUCRE. On sait que le su-cre est un sel essentiel qu’onretire d’une plante connue desbotanistes sous le nom d 'arundosaccharifera. L 'Encycl , t. XV,p. 608, donne les plus grandsdétails sur la manière de l’ex-traire, et l’intelligence de cesdétails est aidée par sept plan-ches qui se trouvent au com-mencement du premier volumedes planches, article Agricul-