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Tome sixième.
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qu'il faut du goût et de la pa-tience. Pour y parvenir , oncommence à dessiner sur le pa-pier les objets que l’on veutreprésenter; on pique ensuiteles contours des ligures du des-sin; on les applique sur le fond,après qu’il a été presque achevéde polir, et l’on ponce avec unepoudre différente de la couleurdu fond. On arrête ensuite tous,les contours marqués par le pon-cif, en les enfonçant profondé-ment avec une alêne semblableà celle dont se servent les cor-donniers; après quoi, avec plu-sieurs alênes dont on a rompula pointe pour en faire plusieursespèces de petits ciseaux, qu’onaiguise sur une meule, on en-lève promptement toute lapartie du fond qui se trouvecontenue dans les contours dudessin qui y est tracé, ce quiforme sur le fond des cavitésà-peu-prèsdedemi-ligne d’épais-seur. .Lorsque tout ce qui estcontenu dans l’intérieur descontours du dessin est ainsicliamplevé, on met sur de lacendre chaude plusieurs petitspots ou godets , contenant del’eau collée dans laquelle on adélayé différentes couleurs ;(toutes les couleurs que l’onemploie pour la peinture à fres-que peuvent s’employer danscette éspèce de peinture-ci) ; onmet un peu de plâtre dans lapaume de la main, que l’on co-lore plus ou moins, en y mê-lant plus ou moins de cette eaucolorée : on remue bien le toutsur la paume de la main avecun couteau à couleur dont lespeintres se servent, jusqu'à ce

qu'on s'apperçoive qu’il com*inence à prendre un peu de con-sistance ; alors on prend avec lecouteau la quantité qu’on enjuge à propos; on la place dansun côté de l’intérieur du creuxde la figure que l’on veut repré-senter, en pressant avec le cou-teau et unissant par-desstis lapartie du plâtre colorée quei’onvientde mettre, qui toucheles contours de la figure. Ondétrempe ensuite promptementdans la main un autre plâtrecoloré , mais d’une nuance plusclaire,qu’ou place dans le mêmecreux à côté de celui qu’on vientde mettre : on a quatre ou cinqaiguilles enfoncées parallèle-ment, par la tête au bout d’unpetit bâton , comme les dentsd’un peigne avec lesquelles onmêle un peu la dernière couleuravec celle qu’on a posée la pre-mière, afin qu'on n’apperçoivepas le passage d'une nuance àl’autre , et que la gradation ensoit observée. On continue àposer ainsi des nuances plusclaires du côté de la lumière,jusqu’à ce que le creux de lafigure que l’on veut représentersoit exactement rempli. Après,on applalit légèrement le toutavec le couteau, et on laissesécher. S’apperçoit-on que lesnuances 11e sont pas bien obser-vées dans quelque endroit, onpeut avec une pointe faire deshachures clans cet endroit, etfaire entrer un plâtre de lanuance nécessaire ; mais il fautque ces hachures soient assezprofondes pour que le plâtrecoloré qu’on y remet ne puissepoint être emporté, lorsqu’on

vient