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ture. Nous avons péii de choseà y ajouter.
Nous observerons d’abordque M. Barré de Saint-Vincent,ingénieur hydraulique à Saint- Domingue , avait trouvé lemoyen deperfectionner lesmou-lins à sucre. Il avait tellementsupprimé les frottemens, quedeux mulets faisaient facile-ment ce qu’on avait de la peineà fa ire auparavant avec six.
Dans le premier volume desMémoires de ta Société royale deLondres , pour l'encouragementdés manufactures , des arts et ducommerce , on trouve la descrip-tion d’un moulin à sucre, del’invention de M. Sharp. Lescylindres sont cannelés dansleur longueur, et engrènent lesuns dans les autres : ceux-ciécrasent mieux les cannes à su-cre. Devant ce moulin sont pla-césde très forts madriers perrésde deux truie. par lesquels onfait passer les cannes à sucre,de sorte qu'un nègre sans at-tention ne court pas les tisquesd’avoir les bras brisés dans cetteterrible machine, accident quin’est que trop commun dansnos îles.
En 1785, M. Verret, méca-nicien, a présenté, à l’Acadé-mie des sciences, uu moulin àsucre de nouvelle construction.
Les moulins à sucre ordi-naires éprouvent, par la pres-sion des tourillons des deuxcylindres extrêmes contre leurscollets, un très-grand frotte-ment qui ne peut être vaincuqu’aux dépens du moteur.Pouraffaiblir et diminuer ce frotte-ment, M. Verret a imaginé de
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monter sur chacun des touril-lons des axes des deux cylindresextrêmes, un rouleau de cuivremobile, et de substituer auxcollets deux cercles tres-fortsde fer forgé bien tournés inté-rieurement, de quatre ou cinqpouces de large dans le sens durayon, et de quatre pieds dediamètre intérieur : chacun deces cercles embrasse les axesde trois cylindres ; l’un passedans les gorges des deux rou-leaux supérieurs, et l’autre passesur les rouleaux inférieurs, ensorte que pendant le jeu de lamachine, les rouleaux qui, siles cercles étaient fixes, se-raient obligés de glisser sur euxet d’exécuter un frottementdifficile à vaincre, les entraî-nent et leur communiquentdans le même sens un mouve-ment de rotation, sans que lefrottement soit vaincu.
Quant à ces cercles, ils po-sent par le plat sur d«s roulet-tes coniques «le métal, sur les-quelles ils tournent sau» frotte-ment considérable, parce queces roulettes 11e partie.pen: pasà la pression , qui est l’objet dela machine, et 11’ont jamais toutan plus à supporter que le poidsde ces cercles.
Il en résulte un autre effet,c’est que les roues dentées , parle moyen desquelles le cylin-dre du milieu entraîne les deuxautres, devienneut inutiles, aumoyen de ce que le frottementdont nous avons parlé n'a pluslieu au moins en très-grandepartie : aussi M. Verret suppri-me-t-il et ces roues et leurs en-greaages.Le cylindre du milieu