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cédé qui paraîtrait devoir réus-sir pour obtenir ce sucré, seraitde recueillir la plante dans letemps de la canicule, de la cou-vrir le plutôt que l’on pourraitavec une étoffe de laine, pourla garantir de l'air, parce quecette plante contient un de cessels volatils, qui s’évaporentinsensiblement quand ils sontexposés au soleil et à l’air,ainsi qu’il résulte manifeste-ment de ce qu’on n’en trouve
f inint du tout sur ces plantes quea mer jette sur le rivage.
§ II. Sucre d’apocin.
On lit dans la Collée. Acad.,■partiefranç., t. VI, p. 5 S: , quel'Apocynum ma jus, Syriacum ,rectum, Com. 90 , fournit un sucdont on fait du sucre en Canada .On amasse la rosée qui se trouvedans le fond des fleurs.
Le gouvernement prussien afait publier en février 1800, etles journaux ont donné unegrande publicité aux procédésemployés par M. Achard , chi-miste de l’Académie de Berlin,pour faire du sucre de bette-rave. ( Voyez entr’autres lesAnnales de Chimie, n°. q 5 , p.168, et le journal intitulé : An-nales des Arts et Manufactures,thermidor an 8, p. 180. j L’an-nonce de cette découverte aréveillé en France l’attentiondes savans : l’Institut nationala nommé plusieurs commissai-res pour répéter les expérien-ces q^M. Achard. Commençons
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par rendre compte du procédéde ce chimiste.Nous ferons con-naître ensuite les opérations descommissaires de l’Institut na-tional, et enfin nous indique-rons les moyens de perfectionqu’ils proposent.
N°. 1. Procédé de M. Achard.
Les betteraves cuites et amol-lies jusqu’à ce qu’on puisse yfaire entrer une paille, sontcoupées par tranches, mises enpresse pour eu exprimer le suc.Le marc mis en macérationdans l’eau pendant douze heu-res, et pareillement exprimé,donne un produit qu’011 réunitau premier; le jus exprimé estréduit par ébullition à moitié,et jusqu’à la consistance d’unsyrop liquide qu’on passe detemps en tempsau travers d’uneétoffe de laine, pour en séparerles corps épais et flottans ; 01»verse le syrop dans des terrinesévasées, et dans une étuve à lachaleur de 3 o à 55 degrés. Il seforme à la surface une croûtecrystalline qu’il faut romprelorsqu’elle devient trop épaisse.Quand au lieu de cette croûte onn’apperçoit qu’une particulegommeuse non grenue, la ma-tière ne crystallise plus. Il fautarrêter l’évaporation ; le resten’est plus qu’une matière vis-queuse, que M. Achard nom-me moscouade. Pour la séparerde l’extrait, on met le tout dansun sac ou toile mouillée, et onl’exprime graduellement. Lamoscouade reste dans le sac ;cette moscouade peut servir auxmêmes usages que le sucre, et