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par le raffinage, elle peut ac-quérir la plus grande blancheuret être convertie en pains sem-blables à ceux du commerce.
Quinze cenls livres de racinesîle betteraves ont donné à M.Acliard 57ÜV. 1/2 de sucre brut;et suivant ce chimiste, la livrede sucre ne devait pas revenirà plus de 28 à 5 o centimes (fi. 5 .)
Le marc, et les autres résidusfournissent une excellente eau-de-vie qui se vend à Berlin , etl’on en lire encore un bon vi-naigre, suivant M. Achard.
N°. 2. Opérations des commis-saires de L'Institut national.
Ces commissaires n’ont point,comme M. Achard, commencépar faire cuire les racines debetteraves. Ils ont coupé cesracines fraîches par tranchesminces , les ont fait sécher pen-dant trois jours dans une étuveau point de devenir cassantes,et d’avoir perdu les trois quartsde leur poids. Ensuite mises endigestion pendant trois jourspar petits morceaux dans l’al-kool ( esprit-de-vin ) rectifié à37 degrés, suivant l’aréomètrede Baumé, sur un bain de sablemédiocrement chaud ( c’est-à-dire t 5 degrés du thermomètrede Réaumur) , il en est résultéun fluide qui, décanté, avaitune couleur citrine et une sa-veur sucrée : par le refroidisse-ment , il s’est précipité descrystaux.
De nouvel alkoola été versésur les betteraves, second pro-duit séparé de même et mis àpart.
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Une troisième dose d’alkooln’a pris ni la même couleur nila même saveur.
Au bout de dix jours, l’alkoolen syrop, abandonné à l’évapo-ration spontanée, s’est couvertd’une croûtecrystalline ; le restede l’alkool avait une consis-tance mielleuse. Tour le réduireeu cryslaux, on y a ajouté denouvel alkool qui a donné en-core quelques crystaux. Le ré-sidu 11’était plus qu’une espècede mélasse.
Les produits des deux crystal-lisalions réunis et séchés, ontdonné en poids les trois sei-zièmes de la racine sèche, et iLen est résulté que la betteravefraîche contient deux huitièmesde son poids de sucre crystal-lisé. On a tenté de raffiner cesucre : 64 grammes de crys-taux dissoutes dans suffisantequantité d’alkool, filtrées etévaporées, ont donné, en troiscrystallisations , un sucre sem-blable au sucre candi du com-merce. Le déchet a été évaluéà un huitième; le raffinage 11’apas été poussé plus loin.
N°. 3 . Moyens de perfectionproposés.
i°. Au lieu de faire cuire lesbetteraves ainsi que l’indiqueM. Achard ( ce qui doit enle-ver une partie de la substancesaccharine ), les commissairesde l’Institut proposent de lesemployer crues, et de les ré-duire en pulpe au moyen d’unmoulin à râpe dans le genre decelui décrit dans le Traité de lapomme-de-ierre } par le citoyen^