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Tome sixième.
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arbre est de trois livres en pleinbois. Le produit sélève à sixou sept pour tes arbres laissésdans les terreins dépouillés detoute autre espèce. Un barilmi premier jus qui sort de lé-rable , quana larbre est isolé,donne sept livres de sucre , etse vend un schelling la livre.Un baril du second jus donnetrois-quarts de galon de mé-lasse , qui se vend un dollar legalon. Quatre ou cinq barils dutroisième jus donnent i baril devinaigre bon , doux , agréable ;le vinaigre est meilleur , selonquil est plus concentré ; pourêtre éclairci, il doit être bouil-li avec la levure de pain. Letroisième jus , qui nest pasmis en vinaigre , mêlé avecégale quantité deau , fait uneespèce de cidre dun goiit agréa-ble. Plus le premier jus estbouilli long-temps , plus lesucre est bon et beau. Les ar-bres, pour produire long-tempset bien, ne doivent recevoirlincision quavec soin, cest-à-dire , nêtre pas trop ouvertsni trop profondément, de ma-nière que leau de la pluie nepuisse pas y séjourner , aprèsque le jus en est sorti, et quela plaie puisse se refermer danslannée. Pendant la saison dujus qui dure environ six se-maines, à commencer vers lepremier février , les jours depluie et de gelée sont perdus,ce qui réduit souvent à un pe-tit nombre ceux lon peuttravailler utilement. Cepen-dant le sucre peut être récoltéassez abondamment pour de-venir objet de commerce, puis-

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que deux personnes en font fa-cilement, dansunesaison, cinqà six cents livres , et que laquantité peut-être multipliéeen raison des bras qu'on pour-rait se procurer, le nombre desérables étant prodigieux dansles cantons ils croissent ».

On pourrait essayer sil neserait pas possible , dans notreclimat, de parvenir à tirer dusucre de nos érables. ( Foyez. en-core à ce«ujet la Décade Phi-losophique, t. I, p, 5 1 5 ).

Au mois de novembre 1791,M. Toussaint a présenté, à laSociété philomatique, du sucrefabriqué avec le suc dérableaméricain ; ce sucre était dunetrès-bonne qualité: il est em-ployé par les confiseurs An­ glais . Les morceaux présentésà la Société avaient été rafinésà Saint-Domingue ; ils étaienttrès-blancs; mais il faut soi-xante livres de suc dérablepour en faire quatre livres desucre brut, et trois livres lors-quil est rafiné. Ce calcul dé-montre la nécessité de la cul-ture de la canne à sucre poursuffire à la consommation decette denrée.

M. de Marsillac a lu, à lamême Société , un mémoiresur les moyens de naturaliseren France lérable à sucre d mérique {cicer pseudoplatanus).(Voyez le Premier Rapport gé-néral des travaux de la SociétéPhilomatique , p. i 5 G).

§ VI. Sucre *u sel de lait.

Le petit-lait est dun usagetrès-salutaire dans bien des