Band 
Tome sixième.
Seite
137
JPEG-Download
 

suc

circonstances; mais il faut uncertain temps pour le préparer,et il tourne promptement à laplus grande acidité. On avaitespéré, en retirant le sel es-sentiel du lait, pouvoir parve-nir à faire du petit-lait avec cesel, en le faisant fondre sim-plement dans leau, ce qui au-rait été très-utile, et auraitremédié aux deux ineonvéniensdont nous venons de parler.Mais ce sel nétant quune desparties constituantes du petit-lait, est bien éloigné de pou-voir imiter cette liqueur parsa dissolution dans leau. Quoi-quil en soit, voici la manière detirer ce sucre ou sel essentiel : ilfaut faire évaporer le petit-Jait, et Je laisser cristalliser.Comme on est obligé d'évapo-rer assez fortement pour ob-tenir ce sel, cette liqueur con-centrée prend une couleur rousseet une saveur sucrée. Le selde lait qui se erystallisedaborda la même couleur et la mêmesaveur que la cassonade , cequi lui a fait donner aussi lenom de sucre de lait. Si lonveut lavoir plus blanc et pluspur, il faut le faire redissoudredans de leau pure et le recrys-lalliser une ou deux fois ; alorsil devient très-blanc; il a mê-me lair un peu farineux jus-ques dans sou intérieur, quoi-que fort concret et assez dur.Ce sel est plus de curiosité quedutilité; on a prétendu quilétait bon pour la goutte. (Voy.le Journal des Savons, >699,1 re . édition p. 21 , et 2. éditionP- >9 )

M. Spielman dit avoir vu

SUC 137

à Lyon , du sucre retiré dufromage, et on lui a assuréquou pouvait faire cette opé-ration avec profil, parce quecette substance en contientbeaucoup. (Voyez les Mémoiresde la Société royale de méde­ cine , 1776, p. 55 o ).

Le Journal de Physique, t.XXXIX, p. 568 , indique lamanière dont on obtient lesucre de lait chez les peuplesMongaliens en Russie .

Voyez larticle Beqrre ,§ I er .

§ VII. Sucre de miel.

Le miel , par rapport auxprincipes qni le constituent ,peut être comparé à cette der-nière substance. U y a mêmelieu de présumerait M. Baumé,quil est très-possible de tirerdu miel, et même avec profit,unsucresemblableà celui quonobtient des cannes à sucre. Maconjecture , dit-il , est fondéesur des expériences que jai fai-tes sur cette matière , et aumoyen desquelles jai tiré dumiel, par la crystallisalion , unsucre qui ne différait en rien dusucre candi ordinaire. Jai faitbouillir du miel de Narbonne dans suffisante quantité deau ,et lai réduit en consistance desvrop épais. Dans lespace dedeux ou trois mois, il sest for- une très-grande quantité decandi, que jai séparé davec lamatière syrupeuse , et je laifait égoutter pendant plusieursjours. Ensuite jai fait dissoudrece candi dans une suffisantequantité deau, et cuire en cou-