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circonstances; mais il faut uncertain temps pour le préparer,et il tourne promptement à laplus grande acidité. On avaitespéré, en retirant le sel es-sentiel du lait, pouvoir parve-nir à faire du petit-lait avec cesel, en le faisant fondre sim-plement dans l’eau, ce qui au-rait été très-utile, et auraitremédié aux deux ineonvéniensdont nous venons de parler.Mais ce sel n’étant qu’une desparties constituantes du petit-lait, est bien éloigné de pou-voir imiter cette liqueur parsa dissolution dans l’eau. Quoi-qu’il en soit, voici la manière detirer ce sucre ou sel essentiel : ilfaut faire évaporer le petit-Jait, et Je laisser cristalliser.Comme on est obligé d'évapo-rer assez fortement pour ob-tenir ce sel, cette liqueur con-centrée prend une couleur rousseet une saveur sucrée. Le selde lait qui se erystallised’aborda la même couleur et la mêmesaveur que la cassonade , cequi lui a fait donner aussi lenom de sucre de lait. Si l’onveut l’avoir plus blanc et pluspur, il faut le faire redissoudredans de l’eau pure et le recrys-lalliser une ou deux fois ; alorsil devient très-blanc; il a mê-me l’air un peu farineux jus-ques dans sou intérieur, quoi-que fort concret et assez dur.Ce sel est plus de curiosité qued’utilité; on a prétendu qu’ilétait bon pour la goutte. (Voy.le Journal des Savons, >699,1 re . édition p. 21 , et 2•. éditionP- >9 )
M. Spielman dit avoir vu
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à Lyon , du sucre retiré dufromage, et on lui a assuréqu’ou pouvait faire cette opé-ration avec profil, parce quecette substance en contientbeaucoup. (Voyez les Mémoiresde la Société royale de méde cine , 1776, p. 55 o ).
Le Journal de Physique, t.XXXIX, p. 568 , indique lamanière dont on obtient lesucre de lait chez les peuplesMongaliens en Russie .
Voyez l’article Beqrre ,§ I er .
§ VII. Sucre de miel.
Le miel , par rapport auxprincipes qni le constituent ,peut être comparé à cette der-nière substance. U y a mêmelieu de présumerait M. Baumé,qu’il est très-possible de tirerdu miel, et même avec profit,unsucresemblableà celui qu’onobtient des cannes à sucre. Maconjecture , dit-il , est fondéesur des expériences que j’ai fai-tes sur cette matière , et aumoyen desquelles j’ai tiré dumiel, par la crystallisalion , unsucre qui ne différait en rien dusucre candi ordinaire. J’ai faitbouillir du miel de Narbonne dans suffisante quantité d’eau ,et l’ai réduit en consistance desvrop épais. Dans l’espace dedeux ou trois mois, il s’est for-mé une très-grande quantité decandi, que j’ai séparé d’avec lamatière syrupeuse , et je l’aifait égoutter pendant plusieursjours. Ensuite j’ai fait dissoudrece candi dans une suffisantequantité d’eau, et cuire en cou-