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sistance de syrop ; datisl’espared’un mois, il s’est formé unenouvelle quantité de candi ; jel’ai séparé de nouveau d’avec laliqueur syrupeuse; j’ai retiré lasolution du candi , et la sépara-tion de la liqueur syrupeuseen-core trois fois. A la dernière laliqueur , qui était peu aqueuse ,a fourni dcscrystauxquiavaientla forme, la saveur et la duretédu sucre candi. .T’ai retiré surdeux livres de miel de Nar-bonne , environ une demi-oncede sucre ainsi crystallisé.
Le, miel ordinaire de ce pays-ci ne rend pas, à beaucoup près,cet te espèce de sel essentiel avecla même facilité : j’ai été obligéde réitérer les solutions un plusgrand nombre de fois; j’en aitiré, par cette méthode, uuxselessentiel absolument semblableau précédent.
Tontes ces solutions réitéréesservent à débarrasser cette es-pèce de sel d’une matière mu-cilagineuse qui s’oppose à lacryslallisation. Lorsqu’on estparvenu à la troisième ou à laquatrièmesolution du randi, laliqueur est claire, trausparente,très-peu visqueuse', en compa-raison de la consistance du miel;elle n’a , pour ainsi dire , que laconsistance d’une liqtieursalineévaporée au point de crvstalli-sation.
J’ai répété les mêmes expé-riences sur les liqueurs que )’a-vais séparées des candis; ellesm’ont fourni une nouvelle quan-tité de sel essentiel semblableau précédent ; d’où il résultequ’on pourrait vraisemblable-ment tuer, par d’autres rnaui-
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pointions, une beaucoup plusgrande quantité de sucre demiel que ce que j’ai obtenu. Onpourrait essayer sur le miel lesmêmes opérations que cellesqu'on faites sur la matière miel-leuse qu’on sépare des cannesà sucre. Ces matières, commeon le voit, ont des propriétéscommunes , et le iniel de nosprovinces pourrait fournir unsucre absolument semblable àcelui qu’on fait venir des paysétrangers. ( Voyez Miel , Mé-lasse. )
§ VIII. Sucre de racines di-verses.
C’est par les expériences seu-les qu’on apprend à connaîtretoutes les richesses de la nature»M. Margraf, cet habile chi-miste de l'Académie de Berlin ,a trouvé que plusieurs racinescommunes en Europe , étaientpropres à fournir un vrai sucresemblable à celui qu’on retiredes cannes à sucre. 11 en a retirédes racines de betteraves ( voy,ri-devant, § III ) , de bette-blanche, dechervi. Voici l’ex-périence à l’aide de laquelleon peut s’assurer si les subs tan cesqu’on examine contiennent lesel essentiel du sucre ; maispour l’en retirer avec avantage,il faudrait avoir recours auxirocédés que l’on emploie poures retirer des cannes à sucre;car le procédé que l’on indiqueici serait trop coûteux. On cou-pe par tranches les racines debetterave, de bette-blanche oude rhervi ; on les met en diges-tion dans de l’esprit-de-vin, sur