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un bain de sable; on pousse lachaleur jusqu’à faire bouillir;on filtre la liqueur encore toutechaude; on la met dans un ma-tras à fond plat, que l’on placedans un lieu tempévé. Au boutde quelques semaines, on voitqu’il s’est formé descrystaux aufond du vaisseau : on les faitdissoudre de nouveau, afin d’a-vpir ces crystaux plus purs;mais pour retirer ces sucresavecavantage, il faudrait retirer lesuc de ces plantes par expres-sion, le clarifier avec du blancd’œuf, ensuite l’évaporer sur lefeu et le crystalliser. Voici leprocédé tel que le décrit M.Margraf.
Ce savant y a d’abord em-ployé l’esprit-de-vin ; mais ceprocédé étant coûteux, il en aimaginé un autre que voici, qui
f ionrrait être utile aux gens dea campagne ; il s’est servi sur-tout des racines de chervi.
Il en faut prendre une cer-taine quantité quand elles sontbien mûres , en octobre, no-vembre , décembre, et mêmejanvier; c’est le temps d’en faire
f rovision. Ces racines étantraîches, il faut les couper enpelitsmorceaux et les piler dansun mortier de fer ou de pierre ,jusqu’à la consistance la plusmince; mettre ensuite le toutdans un sac de toile , et eu ex-primer le jus avec une presse;verser ensuite de l’eau froidesur ce qui reste dans le sac, jus-qu’à ce que ce qu’il contientaitrepris autant d’humidité qu’ilçn avait perdue, et presser denouveau ; mettre le produit decgç expressions dans des vases.
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nets , et laisser reposer pendant24 ou 48 heures, dans un lieufrais, mais à l'abri de la gelée ;ce qui produira la dessicationdu suc exprimé, qui deviendraclair et laissera déposer au fondune lie farineuse qu’il ne fautpas perdre, mais mettre à part,lorsqu’on aura décanté le suc,qu’il faut verser ail clair ou fil-trer à travers un feutre. La réus-site dépend de cette séparationbien exacte ; car s’il reste en-core de la matière farineuse ,on n’obtient qu’une espèce doglu et point de sucre.
La première dépuration étantfaite , on jette le suc dans uncoquemar bien net, de laitonou de cuivre , et on faitbouillirla liqueur en l’écumant ; onopère une seconde dépurationen y jetant un blanc d’œuf, ou,si 011 a mis grande quautité desuc à dépurer , en y employanttoute autie matièreglutineuse,telle que du sang de bœuf. Onécume encore, et on passe cesuc par un linge net ou un feutre.La liqueur est alors très-trans-parente. Il faut la recuire dansde plus petits vases, pour lafaire réduire jusqu’à la consis-tance d'un syrop épais; on lamet alors dans des vases nets etrouverts , qu’on garde dans unlieu chaud. Ce suc gardé pen-dant six mois et plus, on trouvele sucre formé en petits crys-taux , et attachés aux paroisduvase ; il 11e s’agit plus que de ledépure ; ce qui se fait en met-tant le vase dans l’eau chaude îalors tout se liquéfie. On versele tout dans un vase large àl’ouverture, et qui soit percé